Performances environnementales de la France par l'OCDE

Le 22 février 2005 par Claire Avignon
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Vendredi 18 février, l'OCDE a présenté ses principales conclusions et recommandations concernant les performances environnementales de la France. Malgré un bilan général plutôt positif, la gestion des ressources naturelles est pointée du doigt.

Les performances environnementales de l'Hexagone ont été examinées le 25 janvier dernier par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le ministre français chargé de l'environnement et le secrétaire général adjoint de l'OCDE, Kiyo Akasaka, en ont présenté les principaux points, en attendant la publication du rapport complet en juin prochain. En comparant la situation environnementale de la France avec celle de 1996, date de la dernière évaluation, Kiyo Akasaka a noté des progrès importants: «la France dispose d'un ensemble législatif vaste et cohérent concernant l'environnement.» Cependant l'OCDE estime que les lois sur les risques, le littoral et la montagne ne sont encore que partiellement mises en oeuvre, et que des défis majeurs doivent être relevés dans les domaines de la protection de la nature, de la biodiversité et des paysages. Car la France «possède une richesse biologique exceptionnelle et donc une responsabilité élevée au sein de l'Europe et du monde.»

L'agriculture intensive reste une préoccupation importante car elle exerce une pression importante sur la biodiversité. L'OCDE salue la mise en place de 40.000 contrats d'agriculture durable qui représentent 3 millions d'hectares pour une surface agricole utile (SAU) de 30 millions d'hectares, mais elle affirme que «c'est dans l'écosystème agricole que se trouve le plus grand nombre d'espèces menacées.» La faute en revient notamment aux pesticides et aux nitrates dont la consommation n'a pas assez diminué.

Pour améliorer la gestion des ressources naturelles, l'OCDE recommande à la France d'intégrer l'aspect de la biodiversité dans les politiques sectorielles (agriculture, foresterie, tourisme et aménagement du territoire), de continuer à accroître la superficie des zones protégées et de renforcer le financement de la gestion de la nature. Pour ce dernier point, l'Organisation précise qu'«il existe une disproportion entre la richesse exceptionnelle des départements d'outre-mer et les moyens scientifiques, budgétaires et institutionnels disponibles pour assurer sa conservation.» Elle appuie ses propos sur le fait qu'un seul parc national (en Guadeloupe) existe hors métropole.

Dans les autres domaines environnementaux, les conclusions ne sont pas plus surprenantes. Malgré des progrès importants dans la qualité de l'air, les rejets d'oxydes d'azote (NOx) et de particules fines doivent diminuer. D'une manière générale, la France doit mettre en oeuvre une meilleure politique des transports avec la réalisation  de plans de déplacement urbains (PDU) et le renforcement de l'utilisation du rail. En ce qui concerne l'eau, les sujets émergents, comme la pollution aux perturbateurs endocriniens et aux antibiotiques, doivent être mieux pris en compte et le traitement des eaux usées amélioré.




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