Perception du risque: le public plus sévère que les experts

Le 01 mars 2007 par Claire Avignon
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Dans une étude commune nommée Perplex, plusieurs établissements publics français se sont penchés sur les différences de perception du risque entre les experts et le grand public. En octobre 2004, 1.000 personnes représentatives de la population générale ont été interrogées, de même que 1.000 experts de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), de l'Institut de veille sanitaire (InVS), de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) et de l'Institut national de recherche agronomique (Inra).

Il en ressort que le public est «plus sévère»: il juge les risques plus élevés, accorde moins sa confiance aux autorités, et estime plus souvent que la vérité n'est pas dite sur les dangers. Les retombées en France de l'accident de Tchernobyl sont considérées comme un risque élevé à très élevé pour 54% du public, mais seulement pour 18% des institutionnels. Les inondations sont jugées à risque élevé par 40% du public, elles voient leur taux divisé par deux pour les experts.

La seule différence de niveau d'études n'explique pas cette différence, même si les personnes peu diplômées sont plus sévères que les diplômés. «La comparaison des réponses des diplômés du grand public avec celles des institutionnels montre encore une surestimation du risque pour les diplômés», note la synthèse de l'étude.




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