Pénuries d’eau: une cartographie des zones en état critique

Le 17 mai 2018 par Stéphanie Senet
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Les chercheurs se sont basés sur les données satellitaires recueillies dans le cadre de la mission Grace de la NASA
Les chercheurs se sont basés sur les données satellitaires recueillies dans le cadre de la mission Grace de la NASA

Surexploitation oblige, l’approvisionnement en eau douce devient très critique dans une vingtaine de ‘points chauds’ dans le monde, selon une étude publiée le 16 mai dans la revue Nature.

 

Première du genre, cette étude cartographie les points du globe où les pénuries d’eau s’avèrent les plus sévères tout en détaillant les raisons de ces dégradations. Selon l’équipe de chercheurs, dirigée par Matt Rodell de la Nasa, les zones sèches deviennent plus sèches à cause de l’exploitation de l’eau potable, du changement climatique et des cycles naturels. Au contraire, les zones humides deviennent de plus en plus humides. Soient des changements hydrologiques majeurs, qui font dire aux scientifiques que «la gestion durable des ressources en eau représente l’enjeu environnemental majeur de ce siècle». Les habitants du Cap ne diront pas le contraire, après avoir risqué une fermeture totale des robinets d’eau potable à cause de la sécheresse.

Ces conclusions hydrologiques sont basées sur 14 ans d’observations satellitaires de 34 localités, menées dans le cadre de la mission Grace de la Nasa. «L’un de nos objectifs était de séparer les causes de la baisse des ressources en eau douce, entre la variabilité naturelle comme El Niño, le changement climatique, et les origines anthropiques comme le pompage des eaux souterraines», explique Matt Rodell.

 

De l’Alaska à l’Inde

Le nord du Moyen-Orient fait partie des zones les plus critiques. En Arabie saoudite, les pertes -qui se sont élevées à 6,1 gigatonnes par an entre 2002 et 2016- sont imputables à l’explosion de l’exploitation agricole depuis 1987 dans un paysage devenu plus aride.

Les autres points chauds identifiés par l’équipe de chercheurs se trouvent sur la côte du golfe de l’Alaska, l’archipel arctique canadien, le nord et l’est de l’Inde, le sud-ouest de la Russie, l’Antarctique, le Groenland, la Patagonie… Sans oublier la Californie. Si le sud-ouest du Golden State a perdu 4 gigatonnes[1] d’eau douce par an entre 2007 et 2015, c’est à cause d’un effet boule de neige: la baisse des précipitations entraîne une réduction du manteau neigeux de la Sierra Nevada, ce qui conduit à une surexploitation des nappes souterraines dont le niveau ne cesse de régresser…



[1] 1 gigatonne correspond à 400.000 piscines olympiques

 



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