Penly 2: la suite

Le 06 avril 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'incident a été classé à l'échelon 1 de l'échelle INES.
L'incident a été classé à l'échelon 1 de l'échelle INES.

La fuite qui a entraîné hier 5 avril l'arrêt du réacteur numéro 2 de la centrale de Penly (Seine-Maritime) est survenue sur l'une des pompes assurant la circulation de l'eau autour du combustible radioactif, mais à aucun moment cette eau n'est sortie de ce circuit [JDLE].??

Jeudi vers 12h00, une fuite, apparemment assez importante, survient au niveau du circuit d'huile d'une des quatre pompes du circuit primaire du réacteur numéro 2.??La pompe chauffe, s'arrête et entraîne du même coup l'arrêt automatique du réacteur. Les trois autres pompes continuent à fonctionner pour assurer le refroidissement du combustible.??

Une partie de l'huile, très chaude, a coulé sur le sol situé sous la pompe, entraînant deux départs de feu sur une surface limitée à quelques dizaines de centimètres carrés, selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et EDF qui exploite la centrale.??

L'incident est lié au fonctionnement de la pompe victime de la fuite d'huile, explique Thierry Charles, directeur général adjoint de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).??

En partie basse, le système d'aspiration de la pompe entraîne l'eau dans le circuit. Ce système est actionné par un arbre de transmission. Afin d'éviter que l'eau du circuit primaire, située en bas, ne remonte le long de l'arbre pour atteindre le moteur électrique qui l’actionne, une série de joints à fuite contrôlée est placée autour de l'axe.??

Quatre niveaux de joints au total sont prévus. Le système est conçu pour qu’en cas de fuite, l’eau soit récupérée, sans pouvoir déborder, et réinjectée dans le circuit primaire. C’est ce qui s’est passé jeudi.

Une version confirmée par l’autorité de sûreté. «Cet incident survenu sur la pompe n’a pas eu de conséquence sur l’environnement. L’ASN a provisoirement classé cet événement au niveau 1 sur l’échelle INES», indique le gendarme du nucléaire français dans un communiqué.

Au bout du compte, le réacteur n°2 de Penly va rester à l’arrêt, le temps que les techniciens d’EDF examine le circuit primaire et répare la pompe accidentée.

 



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