Pendant Rio+20, on tue les écolos

Le 19 juin 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Héros des seringueros, Chico Mendes fut assassiné en 1988.
Héros des seringueros, Chico Mendes fut assassiné en 1988.

La défense de l’environnement tropical ne se fait pas seulement à coup de sommets planétaires. C’est aussi le travail quotidien de militants écologistes, de paysans qui s’opposent à la déforestation par les compagnies minières, les latifundistes, les constructeurs de barrage ou les planteurs de palmiers à huile. Une opposition qu’ils paient souvent au prix fort.

Dans son dernier rapport publié aujourd’hui 19 juin, Global Witness dresse un tableau dramatique de ce nouvel épisode opposant pot de terre et pot de fer. En pointe dans la protection des ressources naturelles, l’organisation britannique estime que 711 défenseurs des terres et des forêts ont été assassinés au cours des 10 dernières années, dans le monde.

L’an passé, ce sont 106 personnes qui ont payé de leur vie leur engagement. «Plus d’une personne est tuée chaque semaine pour avoir défendu le droit à la terre et à la forêt», résume Billy Kyte, de Global Witness.

Les pays réputés les moins sûrs sont le Brésil, la Colombie, les Philippines, le Pérou, le Cambodge, le Congo et l’Indonésie. Les causes de cette insécurité sont connues: possession des terres par une oligarchie politique et économique, grande dépendance de populations pauvres de terres convoitées, incapacité de la police et de la justice à poursuivre les auteurs de violence.



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