Pékin en plein smog

Le 13 octobre 2014 par Romain Loury
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Un céleste empire en alerte orange
Un céleste empire en alerte orange

A Pékin, la pollution bat de nouveaux records ces derniers jours: au nord de la capitale, le taux de particules PM2,5 atteint 500 µg/m3, soit 20 fois plus que le seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ciel opaque, autoroutes fermées en raison d’une faible visibilité, citoyens à qui l’on conseille de rester chez eux… rien ne va plus à Pékin, où la pollution atteint un pic inégalé en 2014. Depuis mercredi 8 octobre, le taux de particules PM2,5 dans la capitale n’est pas redescendu en-dessous de 300 µg/m3.

Le bureau météorologique chinois, qui a décrété l’alerte orange (deuxième niveau le plus élevé avant l’alerte rouge), conseille aux habitants, particulièrement ceux ayant des maladies cardiaques ou pulmonaires, de limiter les activités en extérieur.

Dans la province du Hebei, au nord de Pékin, le taux de PM2,5 atteint même les 500 µg/m3. Pour rappel, les valeurs guides de l’OMS sont de 10 µg/m3 pour une moyenne annuelle, de 25 µg/m2 sur une période de 24h. Le nord de la Chine se situe donc jusqu’à 20 fois au-dessus, et ce depuis 5 jours.

Selon l’agence de presse officielle Xinhua, ce smog persistant serait lié à l’absence de vent, qui empêche la pollution de se disperser, ainsi qu’à la combustion, par les agriculteurs du Hebei, des déchets de la récolte tout juste achevée.

A quand l’alerte rouge?

Trop c’est trop, estime Greenpeace East Asia. Afin de protester contre cette «airpocalypse», l’association a projeté vendredi 10 octobre au matin le message «Blue sky now!» sur la Tour du tambour de Pékin. Selon elle, il est temps que les autorités déclenchent l’alerte rouge.

Jamais proclamée depuis sa mise en place en 2013, elle déclencherait un plan d’urgence donnant lieu à la fermeture des écoles, à la réduction de la circulation, à l’autorisation d’horaires flexibles chez les travailleurs, et à l’obligation pour les usines les plus polluantes de s’interrompre.

Selon une enquête récemment menée par la National Geographic Society dans 18 pays, les Chinois sont ceux qui s’inquiètent le plus pour leur environnement, suivis des Indiens, bien loin devant les Français et les Américains.



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