Peine maximale pour une capture illégale de thons rouges

Le 26 janvier 2018 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Le palangrier portugais a été contrôlé, le 16 août, à près de 200 kilomètres au large de Lorient
Le palangrier portugais a été contrôlé, le 16 août, à près de 200 kilomètres au large de Lorient

Le capitaine et l’armateur d’un chalutier portugais ont été condamnés, le 25 janvier, à payer 135.000 euros d’amende par le tribunal de grande instance de Lorient.

 

La cargaison interdite contenait 45,5 tonnes de thons rouges et 3,6 t de requins-taupes. Elle avait été saisie en août dernier au large de Lorient, à bord du palangrier Vila Do Infante, battant pavillon portugais. Le navire avait été contrôlé le 16 août par un patrouilleur des affaires maritimes de la direction inter-régionale de la mer du Nord-Atlantique-Manche Ouest.

Suivant les réquisitions du procureur adjoint de la République, les magistrats de Lorient ont prononcé des amendes de 22.500 € et de 112.500 €, correspondant respectivement aux prises de thons rouges et de requins-taupes. Le bateau n’était en effet autorisé qu’à pêcher du requin bleu, de l’escolier noir, de l’espadon et du thon tropical.

Neuf parties civiles (des associations de défense de l’environnement et de défense des professionnels) ont par ailleurs bénéficié de 58.478 € de dommages-intérêts.

 

Peine maximale

Alors que les stocks de thons rouges déclinent depuis des décennies sous l’effet de la surpêche, les captures sont réglementées par la Commission internationale pour la conservation des stocks de l’Atlantique (Iccat). En France, la pêche non réglementée et non déclarée de thon rouge est passible d’une amende de 22.500 € et d’une destruction totale de la cargaison aux frais de l’armateur. Les prévenus ont donc écopé de la peine maximale. En se basant sur les prix de revente du thon rouge au marché de Rungis, ils auraient gagné de 360.000 à 900.000 €.

La pêche de requin-taupe est quant à elle strictement interdite depuis 2009.

 



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus