Pécresse veut donner un peu plus d’espaces verts aux Franciliens

Le 03 octobre 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Une majorité de Parisiens et d'habitants de la petite couronne ne disposent pas d'assez d'espaces verts.
Une majorité de Parisiens et d'habitants de la petite couronne ne disposent pas d'assez d'espaces verts.
VLDT

La présidente de la région-capitale a réuni élus, associations et responsables des institutions régionales pour imaginer les moyens de végétaliser petite et grande couronnes.

Voilà 43 ans que la région Île-de-France est hors-la-loi. Près d’un demi-siècle que les habitants de la région capitale ne disposent pas  de suffisamment d’espaces verts. Selon la circulaire ministérielle du 8 février 1973, chaque habitant doit disposer de 10 mètres carrés. Ce n’est toujours pas le cas. Mais ça n’est pas une fatalité, a souligné, ce lundi 3 octobre, la présidente du conseil régional.

Ouvrant la conférence régionale sur le Plan vert francilien, Valérie Pécresse a déploré que «de trop nombreuses zones de la Région restent carencées en espaces verts.» Et l’ancienne ministre de la Recherche de rappeler des chiffres qui font mal: «86% des Parisiens, 70% des habitants des communes de la petite couronne et 23% des habitants de la grande couronne ne disposent pas de 10 mètres carrés d’espaces verts accessibles au maximum en 15 minutes de marche à pied.»  

La création s’essouffle

La situation n’est pas nouvelle, certes. Mais elle a empiré. «Depuis 2000, la création d’espaces verts s’essouffle alors que la population continue de progresser», confirme Christian Thibault, directeur de la division Environnement urbain et rural à l’institut d’aménagement et d’urbanisme régional (IAU).  Une faillite que les cours des comptes, régionale et nationale, attribuent en grande partie à l’inefficacité de l’agence des espaces verts. C’est sans doute un peu court.
Pour Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, le conseil régional d’Île-de-France doit rapidement classer en réserve naturelle régionale plusieurs sites remarquables : le site Natura 2000 de la base de loisirs de Jablines-Annet (77), les zones humides des étangs de Bonnelle et de Hollande (78), le parc de la Poudrerie (93).

Mitage des paysages, urbanisme plus ou moins maîtrisé, accroissement démographique, construction d’infrastructures sont autant de moteurs de la machine à éroder la biodiversité. «Et ce mouvement va se poursuivre, il faut le prendre en compte», avertit Bruno Milienne, président de Natureparif. Sur le terrain, la nature n’est d’ailleurs pas toujours très bien considérée. «Pour beaucoup de techniciens et d’aménageurs, l’arbre est un ennemi : ses racines encombrent le sol, il prend de la place et il fait de l’ombre», rappelle le paysagiste Bertrand Follea.

Ligne budgétaire

Aussi avertis soient-ils, les élus peinent à verdir leur PLU. «Certes, il y a eu le schéma régional de cohérence écologique, qui s’inscrit dans le cadre du schéma directeur régional d’Ile-de-France. Mais comment les élus peuvent-ils s’en emparer?», s’interroge Dominique Duval, présidente de la branche francilienne de France Nature Environnement (FNE).

Autant de questions à laquelle les parties prenantes au futur plan vert francilien devront répondre. Et vite. Valérie Pécresse et sa vice-présidente à l’environnement, Chantal Jouanno, s’engagent, en effet, à ce qu’une ligne du budget 2017 soit dédiée à la revégétalisation du territoire régional. L’objectif de la mandature étant de réduire de moitié les carences en espaces verts d’ici à 2021. Atteindre cet objectif ambitieux devra se faire à l’économie: «nous n’avons pas d’argent, vous devrez être créatifs», a lancé la présidente de l’exécutif régional.



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