Pêches profondes : la mission propose la poursuite de l’activité

Le 20 septembre 2010 par Célia Fontaine
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La mission sur l'avenir des pêches profondes a remis son rapport aux ministère de l’écologie et de l’agriculture le 16 septembre. Elle préconise de poursuivre l’activité tout en l’encadrant davantage. Une solution qui avait été rejetée par un collectif d’associations en juillet dernier (dans le JDLE).

Trois options pour décider de l’avenir de ces pratiques de pêches ont été étudiées par le groupe de travail piloté par le député-maire du Croisic, Philippe Boënnec : l'arrêt complet de l'activité, le statu quo, ou la révision et l'amélioration des pratiques actuelles. Selon l’avis de la mission, la troisième option devrait être retenue.

La pêche française dite « profonde » concerne d’une part l'activité chalutière[1], au large des côtes des îles britanniques notamment, et d’autre part l’activité palangrière[2], plus « douce », dans les territoires australs. Ces deux activités diffèrent quant au nombre de navires concernés, aux techniques utilisées et aux espèces ciblées. La mission s'est attachée à les examiner individuellement, afin d'en évaluer les impacts tant biologiques qu'économiques.

Le scénario retenu par la mission cherche à concilier conservation et exploitation. « Il implique le développement des connaissances scientifiques et la formation des acteurs, ainsi qu’une amélioration significative des pratiques pour réduire les impacts », précise Philippe Boënnec.

Dans un premier temps, les zones de pêche actuelles ne seront pas étendues en Atlantique Nord-Est et dans les mers australes, au large des Kerguelen. Le rapport préconise de renforcer les contrôles ainsi que de mettre en place un plan de sortie de flotte «en cas de nécessité».

Il appartiendra au gouvernement de se prononcer sur la question, la mission mandatée n’ayant qu’un rôle consultatif.



[1] Le chalutage de grands fonds consiste à tirer de larges filets lestés sur le plancher de l'océan. Il permet de capturer, entre 400 et 1.500 mètres de profondeur, des espèces telles que le grenadier, le sabre noir ou la lingue bleue.

[2] La palangre consiste en une longue ligne de fil de pêche (le corps de ligne) sur laquelle sont fixés des hameçons. La palangre est utilisée pour la pêche au bar, daurade, merlan, congre, lieu, voire requin bleu.



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