Pêcher moins pour gagner plus

Le 16 septembre 2010 par Sabine Casalonga
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Des pratiques de pêche durables permettraient d’augmenter de 36 milliards de dollars par an la contribution du secteur à l’économie mondiale, estimée aujourd’hui à près de 240 milliards de dollars par an, selon une série d’études publiées dans le Journal of Bioeconomics.

Selon les auteurs, les subventions mondiales des Etats au secteur de la pêche – estimées à 27 milliards de dollars dont 60% destinées à la pêche non durable - auraient été mieux utilisées en investissant dans la protection des stocks de poissons.

Entre 1950 et 2004, 36 à 53% des espèces commerciales, dans plus de 50% des zones économiques exclusives (ZEE) auraient été victimes de la surpêche, en particulier en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.

En 2000, les pertes de captures, résultant du déclin des espèces, ont été estimées entre 7 et 36% du tonnage de la même année, soit une perte en valeur comprise entre 6,4 et 36 milliards de dollars.

Mais ce sont les pays pauvres, fortement dépendant des ressources en protéines marines, qui auraient le plus souffert. D’après leurs calculs, ce sont ainsi près de 20 millionss de personnes qui ont souffert de malnutrition en 2000 à cause de la surpêche.

« Maintenir une pêcherie en bon état, est censé sur le plan économique, tandis que la surpêche est clairement une mauvaise affaire », résume Rashid Sumaila, économiste à l’université de British Columbia de Vancouver et auteur principal de l’étude, cité par Reuters.

Les chercheurs estiment que les pays passent aussi à côté d’opportunités économiques en ne promouvant pas des usages alternatifs des navires de pêche, comme l’observation des baleines et d’autres activités de loisirs.



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