Pêche: un logiciel pour identifier les requins

Le 20 février 2015 par Romain Loury
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iSharkFin risque de chauffer
iSharkFin risque de chauffer
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L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis en place un logiciel, iSharkFin, permettant d’identifier une espèce de requin à partir de la forme de l’aileron, a-t-elle annoncé jeudi 19 février. Objectif: permettre aux douaniers et aux inspecteurs de mieux lutter contre la pêche illégale d’espèces protégées.

On estime à 73 millions le nombre de requins tués chaque année, soit 6% du stock mondial. «Ce nombre dépasse le taux considéré comme soutenable pour une espèce peu prolifique et qui tarde à arriver à maturité», rappelle la FAO.

Développé en partenariat avec l’université de Vigo en Espagne, grâce à des financements de la Cites [1] et du gouvernement japonais, le logiciel iSharkFin, disponible sur tablette et smartphone, permet de définir à quelle espèce appartient un aileron. Outil destiné aux douaniers, aux inspecteurs et aux commerçants, il permet de reconnaître les espèces protégées de celles qui ne le sont pas.

La Cites compte actuellement huit espèces de requins dans son annexe 2, celles des espèces dont le commerce doit être couvert par un permis d’exportation. Il s’agit du requin-baleine, du requin pèlerin et du grand requin blanc, et depuis septembre 2014, du requin pointes blanches, du requin-marteau halicorne, du grand requin-marteau, du requin-marteau commun et du requin-taupe commun.

35 espèces, d’autres à venir

«Une fois la photo du requin téléchargée, l'utilisateur choisit quelques caractéristiques de la forme de la nageoire et identifie un certain nombre d'autres caractéristiques. Un algorithme compare alors les informations aux données insérées dans la banque de mémoire et permet ainsi l'identification de l'espèce du requin. Le processus prend environ 5 minutes», explique l’organisation.

Pour l’instant, iSharkFin ne permet d’identifier que 35 espèces à partir de leurs nageoires dorsales, situées sur le dos, ou pectorales, équivalant à nos bras. «D'autres types seront ajoutés dans la banque de données au fur et à mesure, mais vu que certaines espèces deviennent assez rares, il faut un certain temps pour recueillir un ensemble de données suffisamment complètes», explique la FAO.

Le logiciel pourra être utilisé aussi  bien sur les poissons entiers que sur les ailerons issus du «shark finning». Cette pratique, qui consiste à découper à vif les ailerons en mer avant de relâcher l’animal mort ou agonisant, est totalement interdite dans l’UE depuis mai 2013. Traditionnelle consommatrice de soupes d’ailerons, la Chine s’y est mise timidement, en annonçant en 2013 l’interdiction de ce plat dans les banquets officiels.

[1] Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction



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