Pêche profonde: l’hypocrisie du groupe Intermarché fait surface

Le 20 janvier 2015 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Contrairement à ses engagements, Intermarché ne compte pas mettre fin à sa pêche en eaux profondes
Contrairement à ses engagements, Intermarché ne compte pas mettre fin à sa pêche en eaux profondes

Visiblement très remontée, l’association Bloom démontre l’hypocrisie d’Intermarché. Le groupe, qui s’était engagé, il y a un an, à ne plus pêcher au-delà de 800 mètres de profondeur, prétend désormais à une certification de pêche durable pour trois espèces profondes.

 

Dans un communiqué diffusé le 19 janvier, l’ONG affirme que le groupe, qui s’était engagé tacitement à ne plus faire barrage au règlement européen interdisant le chalutage profond dans les eaux européennes et d’Atlantique du Nord-Est, a au contraire soutenu le lobby de la pêche «Blue fish». Créée par les défenseurs de la pêche industrielle lorientaise et boulonnaise, cette «association européenne pour la promotion de la pêche durable et responsable» a œuvré pour faire changer d’avis la ministre de l’écologie Ségolène Royal, qui s’était fendue, en octobre dernier, d’un tweet favorable à l’arrêt du chalutage en eaux profondes. Bloom s’avère d’autant plus mécontente qu’elle avait travaillé, aux côtés d’Intermarché, pour que le groupe s’engage de façon volontaire à cesser une partie de ses prises.

 

«Plus aucune ambiguïté ne subsiste quant aux choix d’Intermarché. Le groupe a annoncé la semaine dernière que sa flotte, la Scapêche, cherchait désormais à faire certifier ses captures d’espèces profondes -lingue bleue, sabre noir et grenadier de roche- de pêche durable par le label MSC. Une énième tentative pour enfumer les Français», a vivement réagi Claire Nouvian, présidente de Bloom.

 

Le WWF est également monté au créneau, s’inquiétant «de l’éventuelle certification d’une pêcherie française dont les techniques massacrent la biodiversité marine». Philippe Germa, directeur général de l’ONG, a déclaré que jusqu’à présent, le WWF avait soutenu et promu le label MSC auprès de ses interlocuteurs, mais qu’il serait amené à reconsidérer son positionnement si ce label était attribué à un opérateur pratiquant le chalutage profond dans les eaux européennes.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus