Pêche: l’OCDE met les pieds dans le plat

Le 28 août 2006 par Claire Avignon
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L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) n’en finit pas de remettre en question les préceptes de gouvernance. Après l’introduction du principe de pollueur-payeur dans les années 1970 et la responsabilité élargie du producteur, tous deux encore largement ignorés par la France, l’institution s’attaque à un nouvel «archaïsme»: les aides gouvernementales au secteur de la pêche. «Les pêcheurs des pays développés ont besoin de réduire leur dépendance au soutien financier de leur gouvernement pour assurer un futur soutenable pour leur industrie et leur communauté», estime l’OCDE dans un communiqué. Pour cela, elle prend l’exemple de l’Australie, de l’Islande, de la Norvège et de la Nouvelle-Zélande qui ont réduit leurs aides financières, sans que cela n’entraîne le déclin de la pêche. Selon le dernier rapport de l’OCDE sur le sujet, le secteur de la pêche des pays membres de l’organisation reçoivent chaque année 6,4 milliards de dollars de leur gouvernement, soit 21% de la valeur de la production. Le rapport alerte aussi sur le fait que sans «un renforcement des contrôles et une gestion plus transparente», «le soutien aux activités de pêche va exacerber l’appauvrissement des stocks de poisson.»


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