Pêche: l’interdiction des rejets doit se préciser en Europe

Le 30 janvier 2015 par Stéphanie Senet
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L'interdiction des rejets est applicable à la pêche pélagique depuis le 1er janvier
L'interdiction des rejets est applicable à la pêche pélagique depuis le 1er janvier

Entrée en vigueur le 1er janvier 2015 pour les espèces pélagiques, l’interdiction des rejets en mer sera soumise à une évaluation annuelle dans l’Union européenne, selon l’accord provisoire obtenu le 29 janvier entre le Parlement et le Conseil.

 

 

Emblématique de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP), qui vise à améliorer la protection des ressources halieutiques, l’interdiction des rejets fait encore l’objet d’âpres négociations à Bruxelles. D’un côté, les pêcheurs rechignent à appliquer cette nouvelle obligation de débarquer les prises accessoires. De l’autre, les associations écologistes regrettent la lenteur de sa mise en œuvre, l’interdiction des rejets s’étalant de 2015 à 2019 selon les espèces, avec une entrée en vigueur des sanctions reportée à 2017.

 

Rapport annuel de la Commission

Si cette nouvelle mesure est définitivement adoptée (le Parlement votera en session plénière en avril), l’application de l’interdiction des rejets fera l’objet d’un rapport annuel rédigé par les services de la Commission à partir des informations communiquées par les Etats membres. «Cela permettra d’apprécier les difficultés de mise en œuvre, voire de légiférer à nouveau», espère l’eurodéputé français Alain Cadec (PPE), rapporteur du texte et fervent opposant à cette interdiction.

 

Le grand flou en France

«L’interdiction est pourtant applicable depuis le 1er janvier pour les espèces pélagiques, et facilement mise en œuvre puisque la pêche pélagique entraîne moins de prises accessoires que la pêche des grands fonds», affirme au JDLE Stephan Beaucher, de l’ONG Pew. «Mais nous n’avons encore aucune information sur son application en France. Des infrastructures ont-elles été mises en place dans les ports? Qu’allons-nous faire des rejets?» demande-t-il.

Interrogée, la direction des services de la pêche, à Boulogne-sur-Mer, n’a pas répondu aux questions du JDLE.



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