Pêche intensive: les eaux d’Afrique de l’Ouest «pillées»

Le 13 avril 2011 par Célia Fontaine
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A l’occasion du 11e Forum social mondial (FSM) qui s’est tenu à Dakar (Sénégal) jusqu’au 11 février, Greenpeace International a dénoncé la surexploitation par l'Union européenne des ressources marines en Afrique de l'Ouest.

Durant 5 semaines (24 février-1er avril 2010), l’ONG a navigué entre les eaux du Sénégal et de la Mauritanie pour mesurer l’envergure de la pêche étrangère dans la région. Le rapport réalisé à la suite de l’expédition (non publié pour l'instant), présente les types de navires rencontrés: «126 navires de pêche et 4 navires cargos frigorifiques, dont 93 navires étrangers répertoriés, 61 provenant de l’UE et 26 chalutiers mauritaniens et sénégalais en plus de plusieurs dizaines de pirogues locales».

Ces navires, suréquipés et ne répondant pas toujours aux normes, se livreraient à une pêche illégale «destructrice» et «pilleraient» les stocks halieutiques des eaux d’Afrique de l’Ouest, malgré les accords de partenariat existant entre l'UE et les pays de la région, selon Raoul Monsembula de Greenpeace.

«Il est grand temps de prendre conscience de la problématique de la surpêche, qui non seulement vide nos mers, mais aggrave aussi la situation de la sécurité alimentaire des peuples de la côte», estime dans un communiqué Oumy Sène Diouf, chargée de campagnes Océan pour Greenpeace Afrique.

L’association demande par conséquent à l’Union européenne de récupérer ses propres stocks halieutiques en créant des réserves marines et en adoptant des pratiques de pêche durables au lieu d’épuiser les ressources ailleurs.



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