Pêche illicite: Kiribati, Sierra Leone et Trinité-et-Tobago dans le jaune

Le 22 avril 2016 par Marine Jobert
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Jusqu'à 26 millions de tonnes illicites par an.
Jusqu'à 26 millions de tonnes illicites par an.
DR

Trois Etats rejoignent le coin des pays non coopérants en matière de pêche illégale sous contrôle de l’Europe. Quatre ans après une mise en demeure de réformer son système de pêche, le Sri Lanka reçoit un satisfecit de l’Union. La Thaïlande reste sous étroite surveillance.

L’Union européenne vient de délivrer un carton jaune à Kiribati, au Sierra Leone et à Trinité-et-Tobago, pour les avertir qu'ils risquent d’être considérés comme non coopératifs dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Une mise en garde qui peut déboucher sur une fermeture du marché européen. A ces Etats situés respectivement dans le Pacifique, l'océan Atlantique et les Caraïbes, l’Europe reproche des dysfonctionnements de nature différente.

Ports de blanchiment

L’Europe suspecte les ports de Kiribati, faute de pouvoir contrôler les activités de pêche de flottes étrangères, d’être des lieux de blanchiment pour les poissons capturés de manière illicite. «La réticence de Kiribati à partager des informations importantes sur les navires de pays tiers opérant dans ses eaux compromet les travaux de la Commission visant à améliorer la transparence et la durabilité des ressources thonières dans le Pacifique occidental et central», détaille la Commission.

Ressources dépassées

Au Sierra Leone, l’Europe reproche des textes juridiques obsolètes et des sanctions sans aucun effet dissuasif sur les opérateurs illégaux exerçant à l'échelle internationale, qui battent pavillon du Sierra Leone à l'insu des autorités du pays. De plus, le pays délivre des licences de pêche qui dépassent les ressources disponibles et les autorités ne parviennent pas à surveiller ou contrôler ses eaux.

Hors de contrôle

La situation à Trinité-et-Tobago semble hors de contrôle. Le pays dispose d'une large flotte exerçant à l'échelle internationale, «dans des pays où les autorités ne contrôlent ni n'inspectent les navires étrangers, et ne coopèrent pas avec les Etats du pavillon concernés». Le mauvais système de traçabilité comporte également le risque de blanchiment des produits de la pêche.

Thaïlande rétive

Bruxelles donne 6 mois aux Etats pour régler ces problèmes, en leur proposant une assistance. Une attitude qui n’a pas l’air de porter ses fruits avec la Thaïlande. En avril 2015, l’exécutif communautaire estimait que le royaume asiatique n’était pas en mesure de certifier la légalité de ses produits de la mer exportés vers l’Union européenne. «Le dialogue s'avère difficile et les mesures prises par la Thaïlande pour lutter contre les activités de pêche INN suscitent toujours de graves préoccupations.» Une réunion avec les autorités thaïlandaises se tiendra en mai 2016.

Réformes payantes

Le Sri Lanka sort de la zone de relégation: 4 ans après les premières alertes, le pays a modifié son cadre juridique, renforcé ses sanctions et amélioré le contrôle de sa flotte. Il rejoint la liste des pays (Ghana, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Corée, Philippines, Fidji, Belize, Panama, Togo et Vanuatu) qui ont réformé leurs systèmes, à la suite d'un avertissement de l'UE.

 

 

Mercure, cadmium, arsenic. Voilà le trio toxique retrouvé par 60 millions de consommateurs, dans des proportions variables, dans les 15 boîtes de thon analysées par leurs soins. Rien de très surprenant, ce super prédateur évoluant dans un milieu marin super pollué. Des arêtes et des fragments d’organes (cœur, ovocytes) ont aussi été détectés. La règlementation ne l’interdit pas, «mais les conserves ne sont-elles pas censées ne contenir que des morceaux de filets de thon?», demande le magazine.

 

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus