Pêche illégale: le carton jaune de Bruxelles aux pays non coopérants

Le 16 novembre 2012 par Stéphanie Senet
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Bruxelles perd patience
Bruxelles perd patience

La Commission européenne a prévenu, le 15 novembre, 8 pays tiers, qu’ils devaient rapidement rentrer dans les clous de la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN). Il s’agit du Belize, Cambodge, Fidji, Guinée, Panama, Sri Lanka, Togo et Vanuatu.

A travers cette décision, la première du genre, la Commission reproche à ces pays leur absence de dialogue et l’insuffisance de leurs mesures pour contrôler la pêche. Elle propose à chacun d’entre eux un plan d’action pour rectifier le tir, assorti d’un «délai raisonnable» pour qu’ils puissent formuler leur réponse.

A ce stade, cette décision n’a aucune incidence commerciale, a précisé Bruxelles dans un communiqué. Mais si aucune amélioration n’est constatée dans un avenir proche, elle pourrait prendre des mesures comme l’interdiction de vendre les produits de leur pêche dans l’Union européenne.

«Nous voulons qu’ils améliorent leurs systèmes juridiques et de contrôle conformément aux règles internationales (1). Mais nous tenons aussi à signaler au monde entier que l’Union européenne ne tolérera pas la pêche INN, une activité criminelle qui porte préjudice aux moyens de subsistance des communautés de pêcheurs et appauvrit les stocks halieutiques. Il faut y mettre un terme par tous les moyens», a prévenu Maria Damanaki, la commissaire européenne en charge des affaires maritimes et de la pêche.

En tant que premier importateur mondial de poisson, l’Union européenne a les moyens économiques de hausser le ton. Sans oublier les moyens juridiques. Un règlement européen sur la pêche INN, entré en vigueur le 1er janvier 2010, n’autorise en effet le marché de l’UE qu’aux produits certifiés conformes par l’Etat du pavillon ou par l’Etat exportateur.

Au niveau mondial, la pêche illégale représente environ 15% des prises, soit entre 8 et 18 milliards d’euros par an. Si elle perturbe les pêcheurs, elle menace aussi la biodiversité marine.

 (1) Il s’agit notamment de la convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, dite de Montego Bay, ainsi que de l’accord onusien de 1995 sur les stocks de poisson

 

 



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