Pêche durable: l’emploi au cœur des débats français

Le 21 mars 2013 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Les pêcheurs français refont surface dans le débat français
Les pêcheurs français refont surface dans le débat français

Alors que la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a voté, le 20 mars, une résolution favorisant l’emploi au détriment de la ressource halieutique, une étude réalisée par l’association Bloom montre le faible impact, en termes d’emploi, qu'aurait l’interdiction de la pêche en eaux profondes.

Après avoir auditionné, le 20 mars, les rapporteurs Annick Le Loch (SRC, Finistère) et Daniel Fasquelle (UMP, Pas-de-Calais), la commission des affaires économiques de l’Assemblée a voté une résolution soutenant le gouvernement français et notamment sa volonté de reporter de 2015 à 2020 l’application du Rendement maximal durable (RMD) à tous les stocks (1). Afin de laisser le temps aux pêcheurs de s’adapter. Comme l’a rappelé la députée Brigitte Alain (EELV, Dordogne), le RMD n’a pourtant rien de nouveau puisqu’il a été mis en forme en 2002, lors de la première réforme de la politique commune de la pêche (PCP), et que de nombreux Etats se sont engagés, lors du sommet de la terre de Johannesburg, à l’appliquer dès 2015.

Même son de cloche concernant l’interdiction définitive des rejets, que la commission française suggère de mettre en œuvre «progressivement», tout en l’accompagnant «d’un ajustement des possibilités de pêche», en fonction des «capacités d’adaptation des filières».

On l’a compris, les députés veulent plus que tout préserver l’emploi des hommes en mer. Sans toutefois trop savoir quel serait l’impact d’une application stricte du RMD et de l’interdiction totale des rejets.

A cette interrogation légitime, l’association Bloom apporte une réponse. Dans une étude publiée le 19 mars, l’ONG évalue les conséquences, en termes d’emploi, de l’interdiction de la pêche en eaux profondes. Surprenant, le résultat montre que de 88 à 358 emplois seraient supprimés en France. Soit 0,1% de la flotte française. Une estimation très inférieure à celle de l’étude réalisée par l’Agence d’urbanisme et de développement économique du pays de Lorient (Audélor) qui avait conclu à la perte de 600 emplois directs et induits pour la seule région de Lorient! D’où la nécessité de chiffrer rapidement et de façon indépendante les conséquences de l’ensemble de la nouvelle PCP sur l’emploi.

(1)Le rendement maximal durable représente le niveau de prélèvement préservant la capacité de reproduction de stocks



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus