PDE: les entreprises intéressées

Le 30 mars 2005 par Claire Avignon
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
PDE Ademe
PDE Ademe

Inscrits dans le Plan climat et le Plan national santé environnement, les Plans de déplacement d'entreprises sont développés en France depuis 2001. Aujourd'hui environ 300 PDE sont en projet pour un objectif de 500 d'ici 2006. Malgré un bilan plutôt positif et un intérêt fort de la part des entreprises, les acteurs de la mobilité observent un manque de moyens financiers et humains.

Personne aujourd'hui ne doute de l'intérêt des Plans de déplacement d'entreprise (PDE) qui favorisent les modes de transports alternatifs à la voiture individuelle pour les salariés se rendant à leur travail. Du côté des collectivités locales, ils permettent d'optimiser les déplacements urbains, les trajets domicile-travail représentant 20% des trajets nationaux et conditionnant les autres (achats, accompagnement des enfants etc.). Du côté des entreprises, ils peuvent augmenter la productivité en diminuant le stress des travailleurs et diminuer les frais liés au parking (une création de place coûte de 1.500 à 2.500 euros). Les PDE sont aussi facteurs d'économie pour les salariés pour lesquels l'ensemble des trajets domicile-travail annuels (20 kilomètres) représentent 3.000 euros de frais. Enfin, ils entraînent une baisse des accidents de circulation puisque 57% des accidents ont lieu lors de ces déplacements.

Malgré tout, la dynamique semble encore assez faible en France, principalement à cause d'un manque d'information et de formation. D'après la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (loi SRU), ce sont aux agglomérations de développer ou d'encourager le développement d'un service de conseil en mobilité auprès des entreprises. «On constate un manque flagrant de ce type de service dans la plupart des régions françaises», explique Maxime Jean, chargé de projets de management de la mobilité au Centre d'études sur les réseaux de transport et l' urbanisme (Certu). Ce désintérêt viendrait principalement de l'arrêt du financement des Plans de déplacement urbain (PDU) par le ministère chargé des transports depuis 2003. «L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie peut aider les entreprises à organiser la mise en place de PDE, explique Laurent Lanquar, du département de l'organisation et des systèmes de transports de l'Ademe. Mais nous manquons d'ingénieurs par rapport à la demande des entreprises.»

La mise en place de PDE passe donc parfois par d'autres acteurs, comme la Chambre de commerce et de l'industrie (CCI) à Grenoble ou l'autorité organisatrice des transports à Nantes. «Les CCI jouent certes un rôle clé, estime Laurent Lanquar. Mais nous avons constaté que les PDE les plus réussis, comme celui de ST microelectronics, sont ceux où les entreprises sont les plus impliquées. La mobilité urbaine n'est pas un domaine qu'elles connaissent. Elles sont intéressées car il s'agit d'un nouveau facteur d'optimisation de la productivité.»

Malgré les aides de l'Ademe et des collectivités, un PDE a un coût. Ainsi ST microelectronics doit débloquer environ 90.000 euros par an pour son plan grenoblois. En compensation, les économies réalisées par les collectivités en pollution locale sont estimées à 80.000 euros par an. Et ST microelectronics économise 6 millions d'euros en frais de places de parking.




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus