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PCB: les vaches mayennaises sont les premières touchées

Le 17 octobre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
A 7 mois de l’ouverture du procès Aprochim [JDLE], les agriculteurs dont les terrains ont probablement été contaminés par des rejets de PCB, imputables à l’entreprise de traitement des déchets toxiques, commencent à payer le prix fort de cette pollution.
L'un d’entre eux a décidé de faire abattre son troupeau, très contaminé, a-t-on appris ce lundi 17 octobre auprès de l'exploitant et de son avocat.

Pierre Leroyer, un éleveur âgé de 61 ans, a fait partir dimanche la moitié de ses 142 vaches pour les faire euthanasier -l'autre moitié sera enlevée dimanche prochain-, faute de pouvoir en commercialiser la viande.
«C'est un crève-cœur, mais nous n'avions plus le choix. Une expertise judiciaire a montré cet été que nos bêtes présentaient des taux de concentration en PCB plus de 10 fois supérieurs aux normes tolérées et estimé que leur décontamination était impossible», a-t-il expliqué à l'AFP.

Il s'agit du premier troupeau abattu parmi les 8 exploitations placées sous séquestre depuis la découverte de la pollution aux abords de l'usine Aprochim de Grez-en-Bouère (Mayenne), spécialisée dans le traitement de déchets contaminés aux PCB.
Placée sous séquestre total, la ferme de 82 hectares de Pierre et Madeleine Leroyer, tournée en partie vers la vente directe, a vu son chiffre d'affaires s'effondrer depuis le printemps. Leur entreprise perd 9.000 euros par mois, sans compter le préjudice moral et psychologique, a précisé Vincent Jamoteau, l'un de leurs avocats.

Celui-ci a annoncé qu'une plainte avec constitution de partie civile serait déposée vendredi auprès du doyen des juges d'instruction de Laval, pour tenter de faire accélérer l'enquête destinée à déterminer les causes de la pollution.
L'exploitation de Pierre Leroyer fait partie des plus proches du site d'Aprochim. En mars, l'usine a été condamnée en référé à verser à l'agriculteur 50.000 € de provisions pour prendre en charge l'entretien de son troupeau, puis 35.000 € en août pour supporter les frais d'abattage.

Le site, qui continue de contester sa responsabilité dans la pollution constatée, a été contraint au printemps de réduire de 50% son activité et d'améliorer ses dispositifs de confinement et d'aspiration.
Sept autres fermes situées dans un rayon de trois kilomètres autour du site sont toujours placées sous séquestre, partiel ou total [JDLE].


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