Paul Watson libéré sous caution

Le 21 mai 2012 par Geneviève De Lacour
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Paul Watson, libéré mais  sous contrôle judiciaire
Paul Watson, libéré mais sous contrôle judiciaire

La justice allemande a décidé le 18 mai de libérer sous caution Paul Watson, le fondateur de l'organisation écologiste Sea Shepherd, en attendant l'examen d'une demande d'extradition vers le Costa Rica.

Le Canadien, arrêté le 13 mai dernier à l'aéroport de Francfort (Allemagne) en vertu d'une demande d'extradition du Costa Rica, est accusé par ce pays d'avoir mis en danger un équipage costaricien lors d'une opération contre la chasse aux requins en 2002 (voir JDLE).

Le tribunal de Francfort a indiqué dans un communiqué que les faits signalés dans la requête du Costa Rica étaient réprimés par le droit allemand et n'étaient pas prescrits. Plusieurs démarches doivent être effectuées par le ministère allemand de la justice pour aboutir à une extradition du militant écologiste, a expliqué Ingo Nöhre, un porte-parole du ministère.

En attendant, le tribunal a ordonné la remise en liberté de Paul Watson contre paiement d'une caution de 250.000 euros. Mais il lui est interdit de quitter le territoire allemand avant la décision éventuelle d'extradition.

Le sort de Paul Watson serait en fait dans les mains du ministre des affaires étrangères ou du ministre de la justice allemand.

D’après Oliver Wallasch, l’avocat de Paul Watson: «Le procureur général auprès de la cour d’appel de Francfort a déposé en fin de journée une requête de mandat d’arrêt préliminaire à l’encontre de mon client dans le but de permettre aux autorités judiciaires du Costa Rica de poursuivre leur demande d’extradition».

Et de compléter: «Le procureur estime que l’incarcération de Paul Watson est justifiée au vu du risque de fuite de mon client. Ce qui est extraordinaire, je n’ai jamais vu cela, c’est que le procureur a pensé bon de spécifier que les ministres (allemands) des affaires étrangères ou de la justice ont le pouvoir d’arrêter la procédure d’extradition pour raisons politiques».

Peter Hammarstedt, l’un des capitaines de la flotte des Sea Shepherd, a rencontré Paul Watson en prison le 17 mai. Selon lui, «le capitaine garde le moral. Mais pour lui il est clair que ce mandat d’arrêt et cette demande d’extradition ne sont pas le seul fait du Costa Rica». Il faut dire que le capitaine Watson s’est fait de puissants ennemis, et notamment au Japon. «Des ennemis qui essayent à tout prix de nous empêcher d’interférer avec leur chasse à la baleineCes deux dernières années, nous avons réussi à réduire leurs prises à 25% du quota annoncé. Le capitaine m’a dit craindre pour sa vie s’il devait être extradé vers le Costa Rica», a complété Peter Hammarstedt.

Si la cour accepte la requête du procureur général, les autorités judiciaires du Costa Rica auront alors 90 jours pour présenter leur cas auprès de la justice allemande.



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