Passe d’armes autour du bilan carbone du photovoltaïque

Le 19 octobre 2007 par Victor Roux-Goeken
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Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et le Centre d'analyses stratégiques (CAS) se sont affrontés hier par communiqués de presse interposés. Une note de la page 42 de l'annexe au rapport de synthèse sur les «perspectives énergétiques de la France à l'horizon 2020-2050» du CAS a fait bondir les industriels du secteur. La note indique que «le bilan en CO2 [du solaire photovoltaïque] est toujours négatif en raison du CO2 engendré par la construction et l'installation des équipements».

«Le CAS base ses calculs sur une vieille étude de l'université de Louvain (Belgique), explique Waël Elamine, ingénieur solaire/bâtiment au SER. Or, l'électricité belge utilisée est issue d'un cycle combiné gaz qui émet 450 grammes de CO2 par kilowattheure produit (g/kWh), contre 20 à 30 g/kWh en France, du fait de son parc nucléaire.»

Selon une étude de l'Agence internationale de l'énergie datant de mai 2006, rappelle le SER, une installation solaire photovoltaïque raccordée au réseau rembourse l'énergie nécessaire à sa fabrication et à son installation dans une période de 2 à 4 ans, sa durée de vie étant comprise entre 25 et 30 ans.

Le CAS a répondu dans l'après-midi qu'il « n'affirmait nullement, comme le prétend sans la moindre preuve, le communiqué du SER, que le solaire photovoltaïque est un émetteur net de CO2 et qu'il ne saurait, de ce fait, contribuer à la lutte contre l'effet de serre ».


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