Pas de pause dans le réchauffement climatique

Le 25 mars 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le réchauffement atteint les couches les plus profondes de l'océan.
Le réchauffement atteint les couches les plus profondes de l'océan.
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Les négationnistes des changements climatiques n’en démordent pas: le réchauffement climatique se serait arrêté il y a 16 ans. Faux, répond vigoureusement l’Organisation météorologique mondiale (OMM), dans son rapport annuel sur l’état du climat.

Alors que les climatologues et les experts du Giec[1] mettent la dernière touche au deuxième tome du 5e rapport d’évaluation, l’OMM a publié, lundi 24 mars, son bilan annuel du climat mondial. L’occasion de tordre le cou au dernier des mensonges des négationnistes des changements climatiques. En s’appuyant sur le «hiatus climatique», les plus-que-sceptiques expliquent que ce phénomène, bien réel, est la preuve que le réchauffement s’est arrêté il y a 16 ans très précisément.

Un argument démonté par les experts onusiens. Dans leur rapport, les scientifiques rappellent que «2013 se classe au 6e rang, ex aequo avec 2007, des années les plus chaudes jamais enregistrées, confirmant la tendance au réchauffement observée sur le long terme».

13 sur 14

Pour qui ne serait pas convaincu: le XXIe siècle compte déjà 13 des 14 années les plus chaudes jamais observées, et chacune des trois dernières décennies s'est révélée plus chaude que la précédente, la décennie 2001-2010 battant tous les records.

S’appuyant sur les données fournies par l'université d'East Anglia (Royaume-Uni), le Centre national de données climatologiques (NOAA) et le Goddard Institute for Space Studies (Nasa), l’OMM indique que la température moyenne à la surface du globe était de 14,5°C en 2013, soit 0,5°C de plus que la normale calculée pour la période 1961-1990, et 0,03°C de plus que la moyenne de la décennie 2001-2010.

Chaud le sud

En 2013, les températures ont été particulièrement chaudes dans maintes régions de l'hémisphère Sud, où l'Australie a connu l'année la plus chaude de son histoire et l'Argentine sa deuxième année la plus chaude. «Le réchauffement du climat ne marque aucune pause», conclut Michel Jarraud.

«Plus de 90% de la chaleur piégée par les gaz à effet de serre est stockée dans les océans. Or les concentrations de ces gaz atteignent des niveaux records, ce qui signifie que l'atmosphère et les océans vont continuer de se réchauffer durant les siècles à venir. Les lois de la physique ne sont pas négociables», poursuit le secrétaire général de l'OMM.



[1] Giec: Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

 



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