Pas de moratoire sur les forages offshore en Atlantique

Le 24 septembre 2010 par Célia Fontaine
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Les forages pétroliers en eaux profondes vont se poursuivre dans l’Atlantique. C’est ce qu’indique le gouvernement norvégien dans une communication du 24 septembre.

Les 15 pays de la commission Ospar[1] se sont réunis pendant deux jours à Bergen (Norvège), pour étudier le projet de moratoire commun présenté par l’Allemagne. La proposition avait pour objectif d’arrêter temporairement les nouveaux forages, afin d’éviter une catastrophe comparable à la marée noire survenue à la suite de l’accident de Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique.

Selon Greenpeace, qui s’oppose fermement à ces forages, l'échec de la proposition allemande est dû essentiellement à l'opposition des principales nations pétrolières de la région : Norvège, Grande-Bretagne et Danemark. L'association écologique bloque toujours un navire de forage du groupe pétrolier américain Chevron, qui tente de prospecter les fonds marins au large des îles britanniques Shetland.

« Les accidents impliquant des plates-formes offshore (…) rappellent aux industriels, aux pays riverains et à la communauté internationale que l’exploration et l’exploitation des ressources fossiles présentent un risque réel et croissant pour les travailleurs, l’environnement, l’économie régionale et mondiale », renchérit Robin des bois dans un communiqué du 24 septembre. Pour l’association française, l’Allemagne aurait « mollement » défendu sa « vague proposition de moratoire sur les nouvelles explorations offshore au-dessous de 250 mètres de profondeur ». L’inquiétude reste de mise eu égard au vieillissement des 50.000 kilomètres « de la toile d'araignée de pipelines pétroliers et gaziers en mer du Nord et des quelques 1.300 plates-formes offshore ».

Une autre proposition sera donc étudiée par les membres de l’Ospar, mais le gouvernement norvégien attend que les rapports sur la plate-forme Deepwater Horizon soient remis au président Obama en janvier. En attendant, il revient à chaque pays de l'Ospar de se prononcer sur un éventuel moratoire national.



[1] Ospar est le mécanisme par lequel 15 gouvernements des côtes et îles occidentales d’Europe, avec la Communauté européenne, coopèrent pour protéger l’environnement marin de l’Atlantique du Nord-Est.



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