Pas de mine d’or près du Loch Lomond

Le 19 août 2010 par Thérèse Rosset
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Le parc national du Loch Lomond en Ecosse n’accueillera sans doute pas de mine d’or, à moins que le gouvernement n’en décide autrement. L’entreprise ScotGold entendait exploiter un gisement au cœur du site. Mais le comité d’aménagement du parc, par 12 voix contre 10, a rejeté le projet le 18 août.

Débattue pendant 5 heures, la décision a été prise pour éviter le « saccage du paysage exceptionnel du parc », relate The Guardian. Mais la compagnie minière peut encore faire appel. L’affaire n’est donc pas terminée pour les défenseurs du site.

Elle a d’ailleurs de quoi les effrayer. ScotGold a évalué à 5 tonnes le gisement exploitable de métal précieux. Ce qui équivaut à un chiffre d’affaires de 110 millions de livres (134 millions d’euros). Un gisement de 20 tonnes d’argent serait également exploitable dans l’ancienne mine de Cononish dans le nord-est du parc.

Le comité a suivi les recommandations rendues le 11 août par Gordon Watson, directeur de la planification et du développement rural du parc. « Les bénéfices économiques prévus restent incertains à cause de la fluctuation des prix de l’or », selon le responsable. Le règlement des parcs nationaux écossais de 2000 prévoit par ailleurs que l’objectif de protection de la nature prime sur les autres. Les impacts sur le site ont été jugés considérables à la fois pendant l’exploitation, qui doit durer 10 ans, et dans le long terme.

D’autant que le projet prévoit aussi la construction de surfaces de travail associées à la mine : notamment un bâtiment de stockage des déchets, long de 100 mètres et large de 14. L’installation de gestion des résidus miniers aurait dû couvrir 9 hectares au total, sur les 1.800 kilomètres carrés de parc. Sans compter les 820.000 tonnes de stériles que l’extraction aurait engendrées.

La position de l’Agence de protection de l’environnement écossaise (Sepa), en théorie responsable de la protection de l’eau, est étonnante. Elle a ravalé ses objections préliminaires après l’assurance donnée par Scotgold que la construction ne polluerait pas la rivière Tay, importante zone de reproduction des saumons.

Chris Sangster, le fondateur de Scotgold, s’est dit « en état de choc » après la décision de la direction du parc.



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