Pas de fracturation hydraulique pour l’Etat de New-York

Le 15 février 2013 par Marine Jobert
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Une affiche des opposants à la fracturation hydraulique dans l'Etat de New-York.
Une affiche des opposants à la fracturation hydraulique dans l'Etat de New-York.
DR

Voilà déjà 4 ans que les permis délivrés pour forer le sous-sol de l’Etat de New York à la recherche de gaz et de pétrole de schiste prennent la poussière. Et le moratoire que la mobilisation de citoyens inquiets des conséquences de la fracturation hydraulique a réussi à instaurer, va se prolonger d’un an encore. En cause: un rapport sur les conséquences environnementales de la technique d’extraction, élaboré par le département de la santé de New York, qui tarde à arriver. «Alors que nous avons revu la portée de ces études, j’ai considéré que nous aurions besoin de plus de temps, étant donné la complexité des problèmes posés», a expliqué un membre du département de la santé.

Ces études sont essentielles, puisqu’elles sont censées former l’ossature de la réglementation applicable à l’extraction du gaz et pétrole de schiste dans l’Etat, selon l’engagement du gouverneur Andrew Cuomo. Celui-ci avait bien l’intention de publier cette réglementation avant le 27 février –date limite au-delà de laquelle tout le processus de concertation serait à recommencer- mais la décision du département de la santé de retarder le rapport a fracassé ses espoirs. Il a toutefois déclaré qu’il n’essaierait pas de forcer le cours des choses. Du coup, les détenteurs de permis dans cet Etat – dont Cheasapeake Energy, auquel s’était un temps associé Total pour un permis dans le sud-est de la France- en sont réduits à patienter encore.

«Les familles, les consommateurs et les travailleurs à travers le pays ont pris conscience des bénéfices économiques, environnementaux et de sécurité énergétique d’un développement sûr et responsable du gaz naturel», a expliqué Steve Forde, le porte-parole de Marcellus Shale Coalition. Mais les décideurs à Albany [la capitale de l’Etat de New York] avaient entre les mains un choix clair, selon lui. «Ou aller de l’avant avec une réglementation de bon sens qui créerait des emplois, générerait de hauts revenus et une énergie plus propre et plus abordable, ou prolonger un processus erratique qui place l’Etat sur la ligne de touche à un moment où ses habitants peuvent le moins se le permettre.» Selon l’Energy Information Administration (EIA), l’Etat de New York recèlerait 8% des ressources techniquement récupérables aux Etats-Unis.


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