Pas de corrélation entre mercure et risques cardiaques

Le 29 mars 2011 par Geneviève De Lacour
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Selon une étude publiée la semaine dernière dans la revue New England Journal of Medicine, aucune corrélation entre la consommation de poissons contaminés par du mercure et les risques cardio-vasculaires ne peut être mise en évidence.

Des études passées avaient montré un lien entre l’ingestion de mercure et un risque de déficit neurologique chez les enfants et les fœtus. Les scientifiques de la Harvard School of public Health et des hôpitaux de Brigham et Women’s Hospital de Boston (Etats-Unis) se sont penchés sur les résultats de deux études. Au total, les dossiers médicaux de plus de 173.000 femmes et hommes ont été examinés.

En parallèle, les chercheurs ont analysé les concentrations en mercure des ongles de pieds de 7.000 participants, car ces derniers ont la capacité de stocker sur le long terme le mercure accumulé, rapporte le journal HealthDay News.

En conclusion, aucune évidence ne permet de faire le lien entre concentration en mercure et un risque cardiovasculaire accru.

Parmi les 20% des personnes les plus contaminées, la concentration moyenne en mercure au niveau des ongles était de 0,7 microgramme par gramme. Les autorités américaines recommandent généralement de garder cette concentration inférieure à 0,4 µg/g.

Les participants de l’étude présentant les concentrations les plus élevées montraient également un taux plus réduit de maladies cardiovasculaires. Un taux faible que l’équipe de chercheurs a attribué à la consommation régulière de poissons.

Cependant, selon les scientifiques, les recommandations faites aux femmes enceintes vis-à-vis de la consommation de poissons ne doivent pas être modifiées.

Par ailleurs, « les résultats de cette étude ne signifient pas qu’il ne faille pas s’inquiéter des conséquences du mercure sur l’environnement» déclare Dariush Mozaffarian, l’auteur de l’étude.

Des poissons comme l’espadon, le maquereau et le tile de mer concentrent plus le métal que d’autres espèces. La Food and Drug Administration (FDA), l’administration américaine qui s’occupe de l’alimentation et des médicaments, recommande toujours aux femmes enceintes, aux femmes qui pourraient tomber enceintes, à celles qui allaitent et aux jeunes enfants, de restreindre leur consommation de poissons et de crustacés. En effet, le mercure a des conséquences néfastes sur le développement neurologique des enfants, et des fœtus via leur mère.

Elena Craft, scientifique spécialisée en santé à l’ Environmental Defense Fund, le fond de défense environnemental, association de scientifiques et d’économistes, estime quant à elle que le risque lié à cet élément demeure. « Cette étude est intéressante mais elle ne permet pas de réduire les premières craintes vis-à-vis du métal et donc de ses effets sur le développement neurologique des enfants et des fœtus

 



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