Pas de confinement pour les exploitants d’installation à risques et leurs gendarmes

Le 03 avril 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas question de suspendre la surveillance des installations minières.
Pas question de suspendre la surveillance des installations minières.
VLDT

Un décret énumère des actions de surveillance d’installations industrielles qui ne peuvent être interrompues.

Il n’y a pas que les ouvriers du BTP à être instamment prié de reprendre le boulot. Les inspecteurs des installations classées, ceux de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), les exploitants de ces installations et de nombreux professionnels travaillant dans les secteurs de l’eau et des transports sont priés de reprendre le chemin des usines, des centrales et des barrages.

Tel est le sens du décret du 1er avril 2020 «portant dérogation au principe de suspension des délais pendant la période d'urgence sanitaire liée à l'épidémie de covid-19».

Publié au Journal officiel du 2 avril, ce texte énumère les contrôles, analyses et actes de surveillance qui doivent toujours être réalisés dans certaines ICPE, des ouvrages hydrauliques (digues, barrages), des mines.

du pipeline à la centrale nucléaire

Sont aussi concernés les exploitants de pipelines et d'infrastructures de transport de matières dangereuses, les détenteurs d'appareils à pression et équipements sous pression, producteurs ou utilisateurs de produits chimiques. Sans oublier les exploitants d’aérodromes, dont l’activité a, certes, fortement diminué depuis quelques jours. 

Dans un communiqué, publié le 26 mars, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait indiqué avoir suspendu les inspections avec déplacement sur site.