Pas d’eau potable pour les Ch’tis

Le 19 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La faute à la guerre de 14.
La faute à la guerre de 14.

Sur recommandation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), les préfets du Nord et du Pas-de-Calais vont prendre des arrêtés de restriction de la consommation d’eau pour les nourrissons de moins de 6 mois et les femmes enceintes et allaitantes sur le territoire régional, indique la préfecture régionale dans un communiqué.

A l’origine de cette décision, une trop forte concentration d'ions perchlorates dans l’eau potable régionale. En cause: probablement les munitions utilisées lors du premier conflit mondial. Les zones contaminées correspondent à l’ancienne ligne de front qui courait du plateau d’Artois à la plaine de Flandre, indique l’Agence régionale de la santé (ARS) dans un communiqué.

544 communes sont concernées par le phénomène. La liste est mise en ligne sur le site de l’ARS. Par ailleurs, chaque distributeur devra informer ses clients sur la situation de sa commune.

Soulignant l’absence de «signal sanitaire» à l’origine de cette décision, les autorités affirment vouloir simplement appliquer le principe de précaution.

Selon les autorités locales, la population à risque est composée de 10.000 nourrissons de moins de 6 mois et 5.000 femmes enceintes ou allaitantes.

Le perchlorate d’ammonium n’est classé cancérogène ou mutagène par aucun organisme international. A ce jour, même si les études épidémiologiques ne permettent pas de conclure à une relation causale entre une exposition environnementale aux perchlorates et des effets sur la fonction thyroïdienne, le perchlorate peut induire une diminution de l’absorption d’iode qui pourrait, elle-même, entraîner un déficit en hormones thyroïdiennes.

Compte tenu de ces incertitudes, le ministère de la santé préconise de ne pas consommer l’eau du robinet si la teneur en perchlorates dépasse 4 microgrammes par litre pour les nourrissons de moins de 6 mois,?et 15 µg/l pour les femmes enceintes et allaitantes.

Au mois d’août dernier, semblable alerte avait été déclenchée par l’ARS francilienne pour 9 communes du département du Val-de-Marne.



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