Particules chargées: les autoroutes loin devant les lignes HT

Le 29 mai 2015 par Romain Loury
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Attention aux ions
Attention aux ions
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Les lignes à haute tension sont-elles à l’origine de cancers, notamment de leucémies, chez les riverains? Si le débat n’est toujours pas clos, une étude australienne publiée dans la revue Science of the Total Environment révèle que l’un des principaux suspects, les particules chargées, seraient en fait bien plus abondantes près des autoroutes.

Si les champs électromagnétiques à très basse fréquence, tels que ceux émis par les lignes à haute tension, sont classés cancérogènes possibles par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), le sujet a fait l’objet de plusieurs études contradictoires. Selon l’une des hypothèses les plus courantes, l’éventuel effet cancéreux serait lié à la forte présence d’ions, ou particules ionisées, dans l’air ambiant, créés au contact des lignes.

Si l’on en sait peu sur la nocivité de ces ions, ils pourraient réagir avec les particules fines émises par les moteurs automobiles. Ainsi chargées électriquement, celles-ci se fixeraient bien mieux dans les poumons, et seraient donc plus dangereuses qu’elles ne le sont à distance d’une ligne à haute tension. Hypothèse séduisante, mais une fois de plus sujette à débat (voir le JDLE).

15 fois plus de particules

Or selon l’équipe de Lidia Morawska, de la Queensland University of Technology (Australie), la proximité des autoroutes serait, en matière de particules ionisées, bien plus dangereuse que celle d’une ligne à haute tension. Menée aux abords d’autoroutes jouxtant Brisbane, leur étude révèle que le taux dans l’air est 15 fois plus élevé à 10 mètres d’une autoroute qu’en dessous d’une ligne à haute tension, et 2 fois plus à 40 mètres!

Selon les chercheurs, les particules chargées observées près des autoroutes seraient émises au sein du moteur, lors de la combustion. Quant aux ions émis par les lignes à haute tension, «ils ne sont pas dangereux en eux-mêmes –le danger vient des polluants. Les ions assistent les particules dans leur fixation aux poumons. Si l’air présente peu de particules fines, il n’y a pas de risque pour la santé», concluent-ils.



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