Paris renforce sa politique d’efficacité énergétique

Le 16 décembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Sept mois après le lancement de sa table ronde sur l’efficacité énergétique [JDLE], la ministre de l’écologie a rendu publiques une trentaine de mesures visant à améliorer la performance énergétique de l’hexagone.
 
Le « Paquet énergie climat » européen et le Grenelle de l’Environnement imposent à la France de réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre, en développant les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.
 
Confirmé par la programmation pluriannuelle des investissements électriques (PPI), le premier objectif sera difficile à atteindre. En raison notamment des obstacles rencontrés sur le terrain par les promoteurs d’énergie éolienne.
 
Le second objectif était, quant à lui, inatteignable avec les seules mesures décidées dans le cadre du Grenelle Environnement. « Ces mesures nous permettent d’améliorer de 17% notre efficacité énergétique. Ce n’est pas tout à fait notre objectif », rappelle la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
 
Pour rehausser la mire, le ministère a organisé, en mai, un vaste brain storming, combinant réunions «grenelliennes» des acteurs concernés et concertation du public par internet.
 
«Au total, rappelle Nathalie Kosciusko-Morizet, plus de 200 mesures ont été mises en consultation. Mais seules les 27 les plus efficaces et les plus consensuelles ont été retenues.»
 
Conformément à l’architecture du débat, ces mesures s’adressent aux entreprises, aux ménages et aux pouvoirs publics.
 
Ce catalogue s’annonce d’une grande diversité : interdiction d’allumer les enseignes commerciales entre 1 et 6 h du matin et de laisser les immeubles de bureaux vides… éclairés, prêts à faible taux pour les TPE, cumul par les ménages du crédit d’impôt développement durable (si les coups de rabot parlementaires l’épargnent) et de l’éco prêt à taux zéro, extension de l’éco-PTZ aux copropriétés, subventions à l’amélioration de l’éclairage public, intégration dans les contrats d’achat de l’Etat d’incitation pour stimuler l’achat de produits sobres.
 
En revanche, l’idée d'instaurer un bonus-malus pour les appareils électroménagers, à l'image de celui sur les voitures, a été abandonnée faute de consensus, a indiqué la ministre.
 
«Les ménages à revenus modestes ne pouvant pas s'acheter les équipements les plus performants énergétiquement car ils sont plus chers, cette mesure devenait anti-sociale. On en arrivait à subventionner ceux qui achètent les appareils A+++ et on était donc confronté à un problème d'ingénierie et de dimension sociale», a-t-elle expliqué.
 
Selon les estimations de la direction générale de l’énergie et du climat, cette panoplie de mesures devrait permettre de faire descendre à 128 millions de tonnes équivalent pétrole la consommation d’énergie française, en 2020, contre 135 Mtep avec les seules mesures grenelliennes.


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