Paris ne veut pas de gaz dans son eau

Le 14 octobre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Célia Blauel exige le retrait des demandes de permis de recherche de Dicy et de Cézy.
Célia Blauel exige le retrait des demandes de permis de recherche de Dicy et de Cézy.
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Trois jours après la clôture de la consultation de deux demandes de permis exclusif de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux, Paris réagit enfin. Dans un communiqué, la présidente d’Eau de Paris demande le retrait des demandes des permis de «Cézy» et de «Dicy».

Célia Blauel rappelle qu’une partie majeure du périmètre du «permis de Cézy» s'étend sur les aires d'alimentation de captages des sources dont Eau de Paris assure la gestion. «Ces sources contribuent à l'alimentation en eau potable de la capitale et de communes de l'Yonne et nécessitent une constante protection pour être préservées de tout type de pollution.»

2 demandes déposées en 2010

Initialement déposée par la société Realm Energy, la demande de permis de Dicy porte sur 300 kilomètres carrés, sur les départements du Loiret et de l’Yonne. Porté par Bluebach Resources, le permis de Cézy concerne une surface équivalente. Déposées en 2010, les deux demandes portent, officiellement, sur la recherche et l’exploitation (éventuelle) de pétrole conventionnel. Ce dont n’ont cure les communicants d’Eau de Paris qui mentionnent les gaz de schiste dans leur communiqué.

Eaux polluées de longue date

Autre source d’étonnement: la qualité des eaux défendues par la société publique parisienne. «La réalisation du projet de forage comme celui proposé par la société Bluebach Ressources, qui fait l'objet de cette consultation, aurait des effets désastreux sur la qualité de la ressource en eau. Le territoire visé est en effet un territoire stratégique pour Eau de Paris. Une partie des captages ont été classés prioritaires au titre du Grenelle de l'environnement et des actions innovantes, comme le développement de l'agriculture biologique, y sont menées pour protéger durablement la ressource», indique le communiqué.

Or, dans ses observations à la consultation publique, Yonne Nature Environnement souligne que «95% du territoire de l’Yonne est en zone vulnérable nitrates, que la plupart des captages d’eau potable en eaux souterraines profondes sont pollués de longue date notamment par des pesticides et nitrates».

 



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