Paris-Nairobi pour l’accès à l’énergie durable

Le 22 avril 2011 par Célia Fontaine
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La première réunion du partenariat Paris-Nairobi, qui vise à développer les énergies propres dans les pays les plus pauvres, s’est tenue le 21 avril à Paris. Une déclaration politique officialisant le lancement de l’initiative a été adoptée.
 
Ce partenariat a été mis en place en décembre 2010 lors de la conférence sur le changement climatique de Cancùn. Il réunit 60 pays et a pour objectif de proposer des solutions pour lever les obstacles à l'investissement public et privé, qui empêchent l’accès universel à l’énergie dans les pays en développement, en particulier l’Afrique. 
 
Il est ressorti des discussions entre les pays membres que l’accès aux outils de financement climat mis en place par le protocole de Kyoto doit être amélioré pour l’Afrique. En effet, à l’heure actuelle, ce sont essentiellement les pays émergents d’Asie qui en bénéficient. Les échanges ont permis d’identifier des pistes pour orienter les crédits là où ils sont nécessaires.
 
Pour mobiliser des financements, l’initiative Paris-Nairobi entend «promouvoir des modèles de gouvernance, nécessaires pour faciliter le financement de projets d’énergies propres (par exemple, l’adoption de stratégies déclinées à des niveaux territoriaux)», indique le ministère en charge de l’écologie dans un communiqué du 20 avril. Il faudra également appuyer le renforcement des capacités de formation (montage de projets, soutien à l’identification des meilleurs sites d’exploitation de certaines ressources locales…), et créer un environnement favorable aux investissements dans le secteur de l’énergie.
 
L’outil méthodologique utilisé par la France et le Kenya est un Livre blanc sur l’accès à l’énergie durable. Il devrait permettre d’identifier les pré-requis et les bonnes pratiques pour l’émergence de projets viables, en proposant «des modes d’intervention précis, filière par filière, pour lever les obstacles à l’investissement public et privé dans les projets d’énergies propres».
 
Les pays riches se sont également engagés, dans le cadre du sommet de Copenhague fin 2009, à verser 100 milliards de dollars (68,719 milliards d’euros) par an d'ici 2020 pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique.
 
La deuxième conférence se tiendra à Nairobi à l’automne 2011, peu avant la conférence sur le climat de Durban.


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