Paris modifie de nouveau son PLU

Le 09 juillet 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Anne Hidalgo, maire de Paris, engage la révision du PLU, avant qu'il ne soit refait par la Métropole du Grand Paris.
Anne Hidalgo, maire de Paris, engage la révision du PLU, avant qu'il ne soit refait par la Métropole du Grand Paris.
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C’est décidément une habitude. Depuis qu’il a succédé au plan d’occupation des sols (POS), en 2006, le plan local d’urbanisme (PLU) de Paris est modifié tous les trois ans. En 2009, il s’agissait de favoriser la production de logements et de faciliter la mise en œuvre du plan Climat approuvé en 2007. Trois ans plus tard, les édiles parisiens ont dû rétablir dans le PLU deux zones vertes annulées par la justice. Lundi 7 juillet, la mairie de Paris a lancé un troisième toilettage du plan d’urbanisme de la capitale.

Il visera, indique l’exposé des motifs de la délibération, à répondre aux objectifs que la municipalité s’est fixés en matière de production de logements, de lutte contre le changement climatique et la pollution, d’amélioration de la qualité de l’environnement, de la place du végétal ou encore d’attractivité économique.

Pour le logement, la majorité municipale entend corriger l’effet induit par la suppression, par la loi Alur, du coefficient d’occupation des sols (COS) qui permettait de privilégier la fonction résidentielle. Anne Hidalgo propose d’autres dispositifs, comme un mécanisme de pourcentage habitat/emploi se substituant à la notion de COS. Ne pouvant rehausser les hauteurs réglementaires des construction (entre 25 et 31 mètres, selon les quartiers), la mairie cherche à rendre constructibles des zones qui ne l’étaient pas.

Côté biodiversité, la municipalité veut créer 30 hectares d’espaces verts, végétaliser 100 ha de toitures, terrasses et façades, et planter 20.000 arbres. Un programme qui nécessitera aussi une modification du PLU.

Autres idées: favoriser l’émergence de projets à haute performance environnementale, réduire les îlots de chaleur urbains, favoriser le confort d’été, renforcer l’efficacité énergétique des bâtiments et permettre l’isolation des passoires thermiques, développer la production d’énergies renouvelables et de récupération, et rendre possible pour un grand nombre de copropriétés d’entreprendre des travaux de réhabilitation.

Le PLU parisien devra aussi être mis en conformité avec le schéma directeur régional de la Région, le schéma régional de cohérence écologique, le programme local de l’habitat de Paris, le plan Climat Energie de Paris, le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du bassin Seine-Normandie, le plan directeur de déplacements urbains d’Ile de France. Sans oublier le plan Biodiversité de Paris, adopté il y a trois ans.

Impressionnant, ce travail risque de devoir être renouvelé prochainement. Votée le 27 janvier dernier, la loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (Maptam) prévoit que la compétence relative au règlement d’urbanisme reviendra dès 2016 à la métropole du Grand Paris. Laquelle devra nécessairement élaborer un plan local d’urbanisme, métropolitain cette fois.



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