Paris: la préfecture de police valide la piétonnisation des berges

Le 29 juin 2017 par Stéphanie Senet
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Les berges resteront piétonnes entre le tunnel des Tuileries et le tunnel Henri IV
Les berges resteront piétonnes entre le tunnel des Tuileries et le tunnel Henri IV

La préfecture de police de Paris a finalement confirmé, le 28 juin, la piétonisation des berges de la rive droite au terme d’une expérimentation de huit mois, mise en place en octobre dernier.

 

Sur la rive droite de la Seine, le tronçon de 3,3 kilomètres situé entre le tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) et la sortie du tunnel Henvi IV (IVe arrondissement) restera bel et bien piétonnier. C’est ce qu’a décidé la préfecture de police, suite au rapport technique rendu par le comité technique de suivi. Dénommée «berges de Seine – centre rive droite», cette aire piétonne, ouverte aux vélos, avait officiellement été créée par un arrêté municipal du 18 octobre 2016.

 

Une hausse de trafic contenue

Le comité de suivi mis en place à cette occasion s’est focalisé sur les conditions de circulation et sur la pollution. Résultat: si le trafic a augmenté sur les axes de report, comme les quais hauts, le boulevard Saint-Germain et l’A86 Sud, cette évolution reste conforme aux prévisions de l’étude d’impact, et s’avère absorbable par la capacité des infrastructures, selon le rapport remis par le préfet de police Michel Delpuech.

 

Un impact sur la pollution

La pollution atmosphérique a par ailleurs baissé jusqu’à 25% sur les quais hauts de la rive droite, selon le recueil de données effectué par Airparif entre mi-novembre et mi-décembre. Elle a toutefois progressé de 5 à 10% de la fin de la zone piétonne vers l’Est parisien

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Vigilance sur le bruit

La préfecture recommande par ailleurs de prendre rapidement des initiatives pour limiter les nuisances sonores, en particulier nocturnes, observées sur les quais hauts de la rive droite, entre le Louvre et la place du Châtelet, quai de l’Hôtel de ville et quai Henri IV. Elle cite, comme exemples, des investissements dans des revêtements silencieux et la garantie d’une fluidité des transports en commun au-dessus de la zone piétonne.

En 2016, la qualité de l’air s’est légèrement améliorée en Ile-de-France par rapport à l’année précédente. Mais les concentrations de particules PM 2,5, PM 10, ozone, benzène et dioxyde d’azote restent problématiques, selon le bilan publié le 28 juin par Airparif. Des dépassements importants des valeurs-limites ont en effet été observés pour chacun de ces cinq polluants. Au total, près de 11 millions de Franciliens sont concernés par le dépassement du seuil de qualité français aux PM 2,5, fixé à 10 microgrammes par mètre cube.

 

Maintien du suivi pendant deux ans

L’observation ne s’arrête pas là pour autant. La préfecture de police préconise de la poursuivre pendant deux ans, afin d’évaluer les résultats des actions entreprises. Une mission qui revient à une instance ad hoc, co-présidée par Anne Hidalgo et le préfet de police, et qui se compose des membres du comité technique de suivi. Soit des représentants de la préfecture de police, du conseil régional, des conseils départementaux, de la métropole, de la chambre de commerce et d’industrie et de deux associations d’usagers.

«Avec mon équipe, nous sommes satisfaits des conclusions de ce rapport impartial qui confirme la pertinence de la piétonnisation de la rive droite de la Seine. Nous adhérons par ailleurs aux recommandations très constructives formulées par le préfet de police pour corriger les difficultés actuelles identifiées en matière de bruit et de fluidité des carrefours», s’est félicitée la maire de Paris, Anne Hidalgo, dans un communiqué.



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