Paris: la circulation différenciée, plus efficace que l'alternée

Le 25 janvier 2017 par Marine Jobert
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La France, le 25 janvier 2017.
La France, le 25 janvier 2017.
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Moins de voitures interdites que lors de la circulation alternée, pour une baisse équivalente des émissions de particules fines et d’oxydes d’azote. C’est le bilan de la première mise en œuvre à Paris de la circulation différenciée. La maire de la ville réclame que les véhicules portant les vignettes Crit’Air de niveau 4 soient exclus à leur tour.

Airparif vient de dresser le premier bilan de la circulation différenciée mise en œuvre du 23 au 25 janvier à Paris et dans les 69 communes de la petite couronne francilienne concernées par les restrictions de circulation. Soit un gros complexe urbain, résidentiel et industriel ceint par l’A86. L’association régionale de surveillance de la qualité de l’air a pu mesurer les conséquences en termes d’émissions de la première mise en œuvre des vignettes Crit’Air, qui permettent de classer les véhicules en fonction de leurs émissions.

Un quart des poids lourds évincés

Deux catégories de véhicules étaient bannis des routes franciliennes: ceux estampillés Classe 5, c‘est-à-dire immatriculés entre 1997 et 2001, et ceux non classés par le dispositif gouvernemental (car immatriculés avant 1997). «A partir du parc roulant, et non des immatriculations», précise Charlotte Songeur, ingénieure communication à Airparif, on sait désormais que ce sont 4% des véhicules légers, 6% des véhicules utilitaires légers, 5% des deux roues motorisés et 22% des poids lourds qui ont été exclus des routes franciliennes.

Baisse des émissions similaires

Avec quelles conséquences sur les émissions? L’ensemble de ces restrictions a entraîné une diminution de 14% des émissions pour les PM10, de 15% pour les PM2,5 et de 20% pour les NOx. Soit des diminutions du même ordre que celles observées lors de la seule journée de circulation alternée décidée lors du pic de mars 2014, qui avait entraîné à l’époque l’éviction de 18% des véhicules. «Il y a donc moins de véhicules interdits, mais une baisse des émissions similaires», constate Charlotte Songeur. Airparif n’a pas calculé le nombre de véhicules qui seraient évincés par l’activation de Crit’Air 4, qui laisserait au garage les véhicules diesel Euro 3, immatriculés entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2005 inclus. Une mesure que réclame Anne Hidalgo, à l’instar de ce qui a eu cours ces derniers jours à Villeurbanne et à Lyon. Mais ces calculs ne sauraient tarder, assure l’ingénieure.

 

 



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