Paris fait progresser son idée de la sûreté nucléaire

Le 08 juin 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Comme annoncé dans le JDLE, Paris a organisé, hier et aujourd’hui 7 et 8 juin, un grand séminaire international sur la sûreté nucléaire. Une réunion qui doit servir à roder les positions des uns et des autres avant la prochaine session plénière de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) du 20 au 24 juin, durant laquelle les premiers enseignements de Fukushima devraient être tirés.
 
Les représentants de 33 pays s’étaient déplacés à Paris. Au bout du compte : un vague communiqué indiquant qu’«un large consensus s’est dessiné au sein des pays participants pour que tous les pays disposant d’installations nucléaires réalisent des audits de sûreté».
 
Ce qui tombe plutôt bien car une bonne partie des grands exploitants de centrales nucléaires (Union européenne, Japon, Suisse, Etats-Unis, Canada, Inde, Chine, Corée du Sud) ont ou vont réaliser de tels «tests de résistance».
 
Après le sommet du G8 de Deauville, au cours duquel le sujet sûreté fut aussi abordé, on ne peut que constater le dynamisme tricolore en la matière.
 
Louable dans son principe (qui peut ne pas vouloir renforcer la sûreté d’installations nucléaires?), ce volontarisme cache, peut-être, une ambition qui l’est un peu moins.
 
Celle de vouloir faire plus ou moins imposer aux pays nucléaires ou aspirant à l’être des normes de sûreté internationales, via l’AIEA ou l’Agence de l’énergie nucléaire de l’OCDE (AEN).
 
Des standards que respecteraient déjà les technologies «up to date» de réacteur françaises (EPR) et américaines (AP1000), mais pas forcément chinoises (CNP-300, CPR 1000+) ou sud-coréennes (OPR 1000 et APR 1400), jugées plus rustiques.
 
Plus concrètement, le Japon prend peu à peu conscience du manque d’efficacité de son système de contrôle de la sûreté nucléaire. Dans un rapport envoyé en début de semaine à l’AIEA, Tokyo affirme vouloir mettre en place une agence indépendante, en charge de la surveillance de la sûreté.
 
Actuellement, le contrôle des 54 réacteurs nippons est dévolu à 4 institutions différentes, dont aucune n’est réellement indépendante du gouvernement ni des exploitants de centrales.
 

En 2007, après qu’un violent séisme avait provoqué la fermeture prolongée de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, l’AIEA avait demandé à Tokyo de mettre sur pied un gendarme du nucléaire efficace. Une proposition rejetée à l’époque par le gouvernement japonais. 



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