Paris et Rome veulent remplacer les renouvelables par l’énergie décarbonée
Le 24 janvier 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
Suite logique à la validation par la Cour constitutionnelle d’une demande de consultation populaire sur la relance du nucléaire en Italie, le gouvernement italien a confirmé, vendredi 21 janvier, l’organisation d’un référendum.
Selon Paolo Romani, ministre du développement économique, la consultation aura lieu en juin prochain. Les électeurs devront dire s'ils souhaitent ou non l'abrogation de la loi du 23 juillet 2009 par laquelle l'Italie a fermé la parenthèse ouverte au lendemain de l'accident de Tchernobyl. En novembre 1987, les Italiens avaient dit non à l'atome à 80 %.
Le ministre du développement économique a également indiqué que, en association avec Paris, Rome allait prendre une initiative européenne concernant l’énergie nucléaire.
Lors du conseil européen du 4 février, a-t-il ajouté, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi vont demander à leurs homologues « l'intégration » du nucléaire dans « les objectifs » de l'Union, « en passant du concept d'énergie renouvelable à celui d'énergie décarbonée ». Pour la France, effectivement, ce serait beaucoup plus simple.
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