Ozone: un risque de décès accrû

Le 19 mars 2009 par Sabine Casalonga
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L’exposition à long terme à des taux élevés en ozone troposphérique (1) augmenterait de façon significative le risque de décès par maladie respiratoire, selon une large étude américaine (2).

Bien que des études aient déjà montré le lien entre un taux élevé d’ozone et des impacts néfastes à court terme pour la santé (asthme, crise cardiaque), les effets à long terme étaient mal connus.

L’équipe de Michael Jerrett de l’université de Californie a mis en perspective les données médicales de 448.850 personnes suivies pendant 18 ans, dont 118.777 sont décédées, avec les données de la pollution de l’air dans 96 zones urbaines aux Etats-Unis.

D’après leurs résultats, une élévation de la teneur en ozone est significativement associée à un risque accru de décès par maladie pulmonaire. Ce risque serait 30% plus fort chez les personnes vivant dans les zones urbaines les plus polluées en ozone, par rapport aux habitants des zones les moins polluées. Il augmente de 4% à chaque élévation de 10 parties par milliard (ppb) de la teneur en ozone.

«Ce que démontre cette étude, c'est qu'on ne doit pas se contenter de réduire les pics de pollution pour protéger la santé publique, nous devons aussi réduire l'exposition cumulative, sur le long terme», souligne George Thurston de l'université de New York, co-auteur de l’étude.

L’Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) doit revoir cette année le seuil d’exposition à l'ozone fixé à 75 ppb sur une période de 8 heures consécutives, mais qui ne tient pas compte de l'exposition à long terme.

Près de 240.000 personnes meurent chaque année suite à des troubles respiratoires aux Etats-Unis et 7,7 millions dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

1) L’ozone (O3) des basses couches de l'atmosphère dit ozone du sol -à ne pas confondre avec l'ozone de la haute atmosphère qui protège des UV- résulte de l’action du soleil sur les molécules de dioxyde d’azote (NO2) émises par les industries.

2) «Long-Term Ozone Exposure and Mortality», Michael Jerrett et al., New England Journal of Medicine (NEJM), vol. 360, n°11, p.1085-1095 (12 mars 2009)


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