Ozone et PM 2,5: des millions de décès «évitables» dans le monde

Le 12 avril 2010 par Sabine Casalonga
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Les émissions d’origine humaine d’ozone au sol et de particules fines contribueraient substantiellement à la mortalité prématurée [par rapport à l’espérance de vie] dans le monde, selon une étude américaine publiée le 9 avril dans Environmental Health Perspectives (1).

A partir d’un modèle de simulation du transport atmosphérique des émissions polluantes émises en 2000 et avant l’ère industrielle, Susan Anenberg de l’université de Caroline du Nord et ses collègues ont estimé les expositions humaines à l’ozone au sol (O3) et aux particules de diamètre inférieur à 2,5 nanomètres (PM 2,5), ainsi que la mortalité associée, en se fondant sur les données de la littérature épidémiologique.

D’après leurs résultats, l’ozone serait associé à environ 700.000 décès dus à une pathologie respiratoire chaque année (environ 6,3 millions d’années de vie perdues par rapport à l’espérance de vie). Les PM 2,5 quant à elles seraient à l’origine de 3,5 millions de décès par maladies cardio-pulmonaires et de 220.000 décès par cancer du poumon par an (environ 30 millions d’années de vie perdues).

La mortalité liée aux PM 2,5 estimée par ce modèle est 50% plus élevée que celle calculée dans les modèles précédents. Et encore, selon les auteurs, les expositions urbaines aux PM 2,5 seraient sous-estimées.

(1) 
«An Estimate of the Global Burden of Anthropogenic Ozone and Fine Particulate Matter on Premature Human Mortality using Atmospheric Modeling», Anenberg S. et al., Environmental Health Perspectives (publié en ligne le 9 avril 2010)

Résumé de l’étude (en anglais)



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