Ouverture des trains à la concurrence : cinq lignes entrent en gare

Le 18 juin 2019 par Victor Miget
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Bientôt dans les gares françaises ?
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FlixTrain

C’est parti. Dans le cadre de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs, la compagnie allemande FlixTrain veut exploiter 5 lignes intercités.

Les TER vont avoir de la compagnie. Le Bavarois FlixTrain – seul et unique candidat – a déposé cinq dossiers de demande d’exploitation de lignes de train, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence des lignes de transport de voyageurs, début 2021. Les liaisons concernées sont Paris–Bruxelles, Paris–Lyon, Paris–Nice (en horaire de nuit), Paris–Toulouse et Paris–Bordeaux – avec pas moins de 25 arrêts intermédiaires. Ces cinq candidatures ont été rendues publiques, lundi 17 juin, par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer).

Intermodalité. FlixTrain est une filiale de l’opérateur de bus FlixBus (lignes d'autocars interurbains low-cost). «Nous allons intégrer ces trains dans un réseau beaucoup plus large, qui représente aujourd'hui les nouveaux modes de mobilité bon marché. L'intérêt pour nous, c'est de créer une perméabilité entre le car et le train car on est persuadés de la forte complémentarité de ces modes de transports», développe à l’AFP Yvan Lefranc-Morin.

On oublie le modèle TGV. Ici, il s’agit plutôt d’une «offre équivalente à celle des trains Intercités, avec des prix nécessairement plus abordables», expliquait à l'AFP Yvan Lefranc-Morin, directeur-général France de FlixBus. «A l'aide de nos data, on sait qu'il y a une forte demande pour une offre bon marché sur ces lignes», a-t-il ajouté.

La filiale de FlixBus traitera la planification du réseau et la vente des billets, tandis que ses partenaires feront rouler les trains repeints en vert pomme, couleur de l’entreprise.

Un concurrence un minimum régulée

Concernant les conditions d'accès des opérateurs privés au réseau ferroviaire, la réglementation européenne donne aux régions un délai d'un mois pour déposer un recours auprès de l'Arafer, au cas où ces lignes mettraient «en péril l'équilibre économique de services publics existants», notamment les TER.

Une crainte partagée par Bruno Gazeau. «Avec la concurrence les prix baissent ce n’est que bénéfique pour l’usager. Mais il ne faut pas venir déstabiliser l’équilibre économique et il faut appliquer un cahier des charges minimum.» Et le président de la Fnaut de poursuivre: «nous ce qu’on attend de l’ouverture à la concurrence c’est un coût en baisse pour le citoyen, et une qualité de service qui s’améliore.»

D’autres privatisations à l’horizon

En parallèle, le ministère des Transports poursuit le processus d'ouverture à la concurrence des lignes de train Intercités Nantes–Lyon et Nantes-Bordeaux, amorcé le 9 janvier. Un nouvel opérateur devrait y rouler en 2022. Ces deux liaisons représentent un peu moins d'un million de voyageurs par an, pour un coût annuel de 25 millions d'euros.

Début juin, la compagnie publique italienne Trenitalia a annoncé le lancement, via sa filiale Thello, d'une liaison à grande vitesse Paris–Milan. Le marché des liaisons internationales étant déjà ouvert la ligne pourra être lancée en juin 2020.



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