Ouverture de la conférence de Tianjin

Le 04 octobre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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On prend les mêmes et on recommence. C’est aujourd’hui 4 octobre que s’est ouvert la conférence des Nations unies sur le climat, à Tianjin, à une centaine de kilomètres au nord-est de Beijing. Comme l’année passée à pareille époque, 3.000 délégués vont tenter de transformer le document de négociation, adopté au mois d’août lors de la conférence de Bonn, en une esquisse de traité. Ce qui n’est pas gagné d’avance.

 

Devant fixer les principaux objectifs de l’hypothétique accord qui succéderait au protocole de Kyoto, l’article 2 du texte de Bonn est long de 32 lignes (dans sa version française). Et seules 5 lignes ne sont pas entre crochets. Tout le reste doit encore être négocié, parfois mot par mot. Une situation que l’on retrouve pour les 70 autres articles du document.

 

En ouverture de la conférence, la secrétaire exécutive de la convention-cadre de l’ONU sur le changement climatique a mis les négociateurs devant leurs responsabilités. « Vous pouvez rester au point mort, ou avancer. Le temps du choix est venu », a indiqué Christiana Figueres.

 

La patronne du climat au sein de l’ONU s’est presque vu opposer une fin de non-recevoir par son hôte, Dai Bingguo. Le conseiller d’Etat (qui occupe au sein du parti communiste une place comparable à celle de ministre des affaires étrangères) a rappelé que les négociations devaient se tenir dans le cadre de la convention de l’ONU et du protocole de Kyoto. Une façon de mettre hors jeu les Etats-Unis qui n’ont pas ratifié ce dernier traité.

 

Le diplomate a aussi rappelé que la Chine avait promis, l’an passé, de réduire de 40 à 45 % ses émissions de CO2 par point de PIB entre 2005 et 2020. Ce qui devrait permettre au premier émetteur mondial d’accroître de plus de 50 % ses rejets de gaz à effet de serre en 10 ans.

 

De son côté, l’Union européenne a rappelé qu’elle verserait 2,4 milliards d’euros chaque année, entre 2010 et 2012, pour aider les nations les plus pauvres à s’adapter aux conséquences du changement climatique.

 

Petite nouveauté dans ces discussions sans fin : l’apparition de l’enjeu sanitaire qu’engendrent les changements climatiques. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) et l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) entendent intégrer, dans le document de négociation, la déclaration de Libreville. Adopté en août 2008, ce texte de 4 pages pose les bases d’une action commune pour renforcer les politiques de santé et de préservation de l’environnement en Afrique ; un continent où 23 % des décès sont imputables à des facteurs de risque liés à la détérioration de l’environnement.

 

Les « pourparlers de Tianjin » doivent normalement durer jusqu’au 9 octobre. Les diplomates se retrouveront ensuite à Cancún (Mexique) du 29 novembre au 10 décembre 2010.

 

 



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