Ouverture de la conférence de Bonn

Le 14 mai 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C'est à l'hôtel Maritim que les négociateurs se retrouvent.
C'est à l'hôtel Maritim que les négociateurs se retrouvent.

Comme chaque année à pareille époque, diplomates et experts impliqués dans les négociations climatiques internationales se retrouvent à Bonn (Allemagne). L’occasion de lancer officiellement le round annuel de négociations, qui doivent s’achever en décembre prochain, lors de la 18e conférence des parties qui se tiendra à Doha (Qatar).

Plus précisément, il s’agira pour les négociateurs, tout au long des 6 prochains mois, de donner un contenu concret à la plate-forme de Durban. En clair, de savoir comment sera prorogé le protocole de Kyoto jusqu’à 2018; quelle sera la nature de l’accord international qui devra lui succéder; comment seront suivis les engagements de réduction d’émission pris par une soixantaine de pays lors des conférences de Copenhague et de Cancun. Enfin, comment les pays les plus riches financeront l’aide aux plus démunis; sachant qu’ils se sont engagés à leur apporter 100 milliards de dollars (77,84 milliards d’euros) par an d’ici 2020 et que leurs caisses sont vides.

De leur côté, les ONG et les pays les plus vulnérables aux changements climatiques multiplient les pressions sur l’Union européenne (UE). Alors que les Etats-Unis, le Canada, bientôt suivis par le Japon et la Russie, ont quitté le protocole de Kyoto, seule l’UE semble pouvoir relancer une dynamique de négociation, en annonçant, par exemple, son intention de réduire de 30% ses émissions de GES d’ici 2020. Actuellement, le paquet Energie-climat impose aux 27 pays de l’UE de baisser collectivement leurs rejets carbonés de 20%.

Soutenue par une majorité d’Etats membres et par la commissaire à l’action climatique, la mesure a été torpillée par la Pologne, il y a quelques semaines de cela [JDLE].

Bref, la conférence de Bonn ne devrait pas réserver beaucoup de surprises. A moins que le changement politique intervenu il y a quelques jours en France ne se concrétise. Durant la campagne présidentielle, l’équipe de François Hollande s’est dite favorable à l’objectif des 30%. Reste à savoir si le prochain titulaire du maroquin de l’écologie aura le bras assez long pour l’imposer à tous ses partenaires européens.



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