Ouverture d’une information judiciaire sur les rejets d’Alteo

Le 18 mars 2019 par Stéphanie Senet
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L'instruction est lancée au pôle santé du tribunal de grande instance de Marseille
L'instruction est lancée au pôle santé du tribunal de grande instance de Marseille

Le pôle Santé du tribunal de grande instance de Marseille a ouvert, ce 18 mars, une information judiciaire sur les rejets de l’usine Alteo de Gardanne (Bouches-du-Rhône) entre juin 2012 et juillet 2018.

La plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui a été prise au sérieux. Déposée en avril 2018 par 8 plaignants, dont l’association Zea, des riverains du site de stockage à Bouc-Bel-Air et des pêcheurs de La Ciotat, elle a donné lieu à l’ouverture d’une instruction par le procureur de la République de Marseille pour «infraction à la législation sur les installations classées pour la protection de l’environnement».

L’information concerne les rejets effectués entre le 21 juin 2012 et juillet 2018: soit les rejets de boues rouges dans la Méditerranée jusqu’à fin 2015 au cœur du parc des Calanques, ainsi que les rejets d’effluents liquides et de poussières[1] issus de la production d’alumine qui leur ont succédé.

Vivement critiqué par les associations environnementales, le préfet a autorisé le dépassement des plafonds réglementaires pour plusieurs polluants rejetés en Méditerranée –dont l’aluminium et l’arsenic– jusqu’à fin 2021. Une mesure que la justice a déjà réduite de deux ans en première instance et en appel.



[1] provenant du site de stockage de Bouc-Bel-Air

 



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