Outre-mer : le recyclage des emballages peut mieux faire

Le 22 novembre 2011 par Stéphanie Senet
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En métropole, l’heure est à l’expérimentation de l’extension des consignes de tri des plastiques. 55 collectivités se sont engagées aux côtés d’Eco-Emballages pour démarrer l’opération entre le 1er janvier et le 31 mars 2012 (JDLE).

Cette initiative devrait durer trois ans et, selon les résultats, un élargissement du recyclage de tous les plastiques pourrait être envisagé à l’échelle du territoire dans les années qui suivent. En fait, l’objectif ultime est d’améliorer le taux global de recyclage des emballages en France, qui se situe autour de 65% en 2011, alors qu’il est prévu d’atteindre les 75% en 2012 selon le Grenelle de l’environnement.

 
Outre-mer, l’enjeu est différent. Alors que 43 kilogrammes par habitant et par an d’emballages sont recyclés en moyenne en France, on en compte seulement 12 dans les départements et les collectivités d’Outre-mer (DOM-COM), selon les chiffres présentés aujourd’hui 22 novembre par l’éco-organisme dans le cadre du Salon des maires. Il s’agit d’une moyenne, et les taux varient énormément selon les régions. La Réunion compte 18 kg d’emballages recyclés, la Guadeloupe et la Martinique seulement 5 kg, et la Guyane 3 kg. A Saint-Pierre-et-Miquelon ou à Mayotte, l’activité n’existe pas.
 
Concernant les matériaux effectivement recyclés dans les DOM-COM, le verre arrive en tête (57,8% des emballages recyclés), devant le papier-carton (27,5%) et le plastique (11%).
 
«Nous faisons un appel du pied aux collectivités mais aussi aux entreprises et aux organismes de recherche pour qu’ils développent des projets de recyclage Outre-mer. Aujourd’hui, 94% des tonnages triés dans les DOM-COM sont exportés, essentiellement en Inde, en Chine et en Afrique du Sud», déclare Eric Brac de la Perrière, directeur général d’Eco-Emballages.
 
Pour dynamiser le recyclage industriel, l’éco-organisme a lancé un appel à manifestation d’intérêt en septembre 2011. Ouvert jusqu’en juillet prochain, il a déjà permis d’identifier 5 projets industriels intéressants, selon Eric Brac de la Perrière. Les dossiers retenus bénéficieront d’un financement de 300.000 euros de l’éco-organisme pour développer les études de faisabilité. Encore faut-il développer d’abord la collecte et les centres de traitement des déchets Outre-mer.
 
Selon un rapport de l’association Robin des bois sur les déchets en Guadeloupe, publié en mai dernier, les éco-organismes et les pouvoirs publics doivent rapidement développer de réelles filières à responsabilité élargie du producteur (REP) sur le territoire (1).
 
(1) http://www.robindesbois.org/communiques/dechet/om/2011/les-dechets-en-guadeloupe.html


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