Ours: un mauvais procès pour les prédations?

Le 17 juillet 2017 par Marine Jobert
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Un relevé de l'ONCFS.
Un relevé de l'ONCFS.
@Oncfs

La presse locale se fait l’écho de tensions chez des éleveurs ovins, confrontés à des attaques ursines, alors que l’annonce d’une décision sur le lâcher d’ours se fait attendre.

Que va décider l’ex-président de la Fondation Nicolas Hulot, qui hier plaidait pour des lâchers d’ourses dans les Pyrénées Occidentales, maintenant qu’il est ministre en charge de l’écologie? Les associations de protection de la nature aimeraient bien être fixées, alors que les 2 mâles des Hautes-Pyrénées –dont l’un n’a pas donné signe de vie depuis 1 an- risquent de disparaître sans descendance? Le sujet inquiète aussi les éleveurs, qui sont confrontés à des attaques depuis quelques semaines.  

En 2016, sur l’ensemble du versant français, le nombre de prédations sur les animaux domestiques confirmées (c’est-à-dire où la responsabilité de l’ours ne peut être écartée) s’était élevé à 111 attaques pour 154 animaux tués ou blessés et à 10 attaques sur les ruchers, pour 31 ruches détruites. Des chiffres qui étaient stables sur le cheptel par rapport à 2015, mais en forte hausse pour les ruchers.

10 attaques en 2 mois dans le parc naturel

La Dépêche fait état –sans en préciser le nombre- de «plusieurs attaques», rapporte des dispersions de troupeaux et la disparition de «nombreuses brebis.» Les esprits s’échaufferaient lors des battues organisées pour retrouver les animaux. Sur le territoire du parc national des Pyrénées, ce sont 10 attaques qui ont été déclarées entre la mi-mai et la mi-juillet, dont une seule a été imputée pour l’heure à l’ours. Une enquête est en cours sur un dérochement dans le Val d’Azun.

Info ou intox?

«La prédation sur les ovins est minime, même pas significative», estime Jean-François Darmstaedter, le président de l’association Ferus, qui suspecte dans le coup de chaud rapporté par la presse locale «une politique d’intox» à destination des pouvoirs publics. Car les associations veulent rester confiantes: «avec Nicolas Hulot au ministère et Emmanuel Macron qui ne s’est pas déclaré défavorable aux grands prédateurs, on s’attend à un ou des lâchers, résume Sabine Matraire, la coordinatrice Ours chez Ferus. On est dans la dernière ligne droite.»



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