Ours: les associations en appellent à Mitterrand

Le 11 septembre 2012 par Stéphanie Senet
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La photo envoyée à François Hollande
La photo envoyée à François Hollande

Une photographie de François Mitterrand en noir et blanc, avec un ours dessiné en toile de fond. C’est ce qu’ont envoyé symboliquement à François Hollande, le 10 septembre, deux associations de défense de l’ours, Ferus et Pays de l’Ours-Adet. Un clin d’œil à l’engagement de l’ancien président socialiste, qui avait affirmé à plusieurs reprises sa volonté de protéger le plantigrade.

Pour mémoire, en 1988, à l’ouverture de la grande exposition «D’ours en ours» organisée au Museum national d’histoire naturelle, François Mitterrand avait déclaré: «En 1982, j’avais lancé un appel pour la sauvegarde de l’ours. Eh bien, je recommence! Il faut préserver les espèces animales, il faut préserver les lieux où vivent ces espèces.»

Trois jours avant l’ouverture de la Conférence environnementale, ces associations attendent un geste fort du nouveau gouvernement, et précisément l’annonce d’un nouveau plan de restauration de la population dans les Pyrénées, qui lance des réintroductions, indique Alain Reynes, le directeur de Pays de l’Ours Adet.

L’ancien plan de restauration s’est en effet achevé fin 2009 mais n’a pas été renouvelé, alors que la directive Habitats Faune Flore oblige les Etats membres de l’Union européenne à protéger l’ours.

Si le blocage vient toujours de l’opposition entre les défenseurs de l’espèce et les éleveurs qui rendent l’ours responsable des pertes dans les troupeaux, un arrêté préfectoral a de nouveau semé la zizanie. Le préfet des Hautes-Pyrénées a ainsi autorisé le 1er août les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) à procéder à des tirs d’effarouchement jusqu’au 31 octobre. Un arrêté tout simplement illégal, selon Alain Reynes, car contraire à la directive Habitats. Le directeur de Pays de l’Ours-Adet ajoute que la mesure est inutile: «Il est inutile de faire comprendre à un ours qu’il ne doit pas attaquer un troupeau sans protection. En revanche, des mesures de protection des troupeaux existent: des chiens, mais aussi un rassemblement la nuit.»

L’arrêté ne satisfait d’ailleurs pas non plus les éleveurs. «La solution qui consiste à envoyer la merde chez les copains n’est pas la bonne mesure», résume Bruno Besche-Commenge, membre de l’association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées (Aspap).

Aujourd’hui, 21 ours vivraient dans les Pyrénées (principalement la partie centro-orientale) selon les statistiques arrêtées fin 2011 par l’ONCFS (voir JDLE).

 



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