Ours: 39 ours dans les Pyrénées

Le 05 avril 2017 par Marine Jobert
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Nheu et ses 3 oursons, en mai 2016.
Nheu et ses 3 oursons, en mai 2016.
@Oncfs

Vingt ans après sa réintroduction, le plantigrade fait son chemin dans le massif pyrénéen. Ses effectifs atteignent une quarantaine d’individus, concentrés dans la partie centrale. Les 2 mâles à l’est du massif sont toujours bien seuls.

Sur 4.800 km2, ils sont près de 400 personnes –bénévoles ou professionnels- à avoir à nouveau pisté les traces de l’ours, espèce discrète mais dont la présence s’accroît d’année en année. Car le rapport annuel réalisé par l’équipe ours de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), rédigé sur la base des observations de terrain collectées tant sur le versant français qu’espagnol et en Andorre, fait état d’une bonne dynamique démographique.

15 femelles, 15 mâles

C’est surtout vrai dans les Pyrénées centrales, où le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2015 grimpe à 11,8%; la présence de 37 ours a été établie en 2016 (dont 3 sont morts au cours de l’année). Cette sous-population est composée de 15 femelles (dont 12 reproductrices), 15 mâles (dont 5 reproducteurs) et 7 indéterminés.

En 2016, sur l’ensemble du versant français, le nombre de prédations sur les animaux domestiques confirmées (c’est-à-dire où la responsabilité de l’ours ne peut être écartée) s’élève à 111 attaques pour 154 animaux tués ou blessés et 10 attaques sur les ruchers pour 31 ruches détruites. Des chiffres stables sur le cheptel par rapport à 2015, mais en forte hausse pour les ruchers. La faute à Goiat, lâché début juin en Catalogne, et responsable de 8 attaques sur 10. Comme les 3 années précédentes, aucun dommage dans l’Aude et les Pyrénées- Orientales, confirmant le regroupement de l’essentiel de la population d’ours dans les Pyrénées centrales.

10 nouveaux oursons

Au moins 5 portées, cumulant au total un minimum de 10 oursons, ont été détectées en 2016, dont 5 individus ont pu être sexés; il s’agit d’une femelle et de 4 mâles. Les 6 jeunes nés et détectés en 2015 ont survécu à leur deuxième hiver.

Lâchers de femelles

Les 2 ours mâles des Pyrénées occidentales sont moins à la fête, leur population ayant chuté de 7,4 % sur la même période. Au risque de voir cette sous-espèce s’éteindre, dénoncent politiques et associatifs depuis de longs mois. «L’absence de lâchers d’ourses [qui n’est pas prévu dans le prochain plan ours] est une faute grave de l’Etat français. Il ne reste, au mieux, que deux mâles dans ce bastion historique du plantigrade qui représente à lui seul 27% de l’aire de répartition de l’espèce sur le massif pyrénéen», insiste Férus. L’association réclame aussi des lâchers de femelles dans la partie centrale du massif, aux vues de l’augmentation du nombre de mâles par rapport aux femelles, qui lui fait craindre une augmentation du nombre d’infanticides (3 ourse/oursons morts en 2016, infanticides possibles), «au point de mettre en difficulté la restauration commencée.»



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