Où stocker les déchets de Fukushima?

Le 21 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Dans les villes voisines de Fukushima, on compte plus de 1600 entreposages de déchets radioactifs.
Dans les villes voisines de Fukushima, on compte plus de 1600 entreposages de déchets radioactifs.
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Où stocker les déchets radioactifs? Aussi vieille que l’électronucléaire, cette question soulève toujours autant les passions, comme l’a récemment montré en France le débat houleux sur le projet Cigéo de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

Au Japon aussi, le sujet est classé à risques. Raison pour laquelle le gouvernement conservateur a pris les choses en main. Lundi 20 janvier, le ministère de l’environnement a ainsi pré-sélectionné trois villes susceptibles d’accueillir le futur centre de stockage des déchets faiblement radioactifs. Ces déchets seraient constitués de cendres de débris végétaux, de terre et de boue, dont l’activité serait supérieure à 8.000 becquerels par kilogramme.

Après une première analyse des risques, Kurihara, Kami et Taiwa, toutes situées dans la préfecture de Miyagi (voisine de la circonscription de Fukushima) ont été sélectionnées. Problème, les élus locaux jurent leurs grands dieux avoir découvert cette décision dans la presse.

1.661 entrepôts dans 3 villes

Le maire de Kami affirme d’ores et déjà qu’il ne collaborera pas avec le gouvernement. Son collègue de Kurihara rappelle que le tremblement de terre de mars 2011 a provoqué maints glissements de terrain sur le territoire de sa commune; une instabilité peu propice à la réalisation d’un centre de stockage de déchets radioactifs. Enfin, l’édile de Taiwa veut connaître les critères de pré-sélection du gouvernement avant de se prononcer.

Le débat est loin d’être clos. Tokyo prévoit aussi d’ouvrir des centres de stockage dans les préfectures d’Ibaraki, de Tochigi, de Gunma et de Chiba.

Dans les préfectures de Fukushima, de Miyagi et d’Iwate, le ministère de l’environnement japonais compte 1.661 sites d’entreposage de déchets produits par le tsunami et l’accident nucléaire. Ces installations provisoires abritent plus de 2,7 millions de tonnes de résidus divers.



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