Ottawa présente un plan de surveillance des sables bitumineux

Le 22 juillet 2011 par Célia Fontaine
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Le ministre de l'environnement du Canada a présenté le 21 juillet un plan de surveillance intégré des sables bitumineux, afin de mesurer les effets de leur exploitation en Alberta et de s’assurer que l’industrie «œuvre dans le respect de l’environnement».

 
Les gisements de sables bitumineux font de la province canadienne l’un des plus importants producteurs potentiels de pétrole du monde, tant ses réserves prouvées sont importantes. La capacité actuelle de production de ces sables riches en huile est de 1,79 million de barils par jour. Mais les projets déjà approuvés vont porter cette capacité à près de 4 millions de barils. Une production qui pourrait encore doubler en additionnant les projets en attente d’autorisation et ceux annoncés par les compagnies pétrolières.
 
Cependant, il a été établi scientifiquement que les installations d’extraction et de raffinage de ces sables polluaient fortement l’environnement, en particulier l’eau (dans le JDLE).
 
C’est pourquoi, dans un communiqué de presse, Peter Kent, le ministre de l’environnement, a annoncé la publication d’un plan de surveillance intégré, comme l’avait demandé un groupe consultatif indépendant en 2010.
 
L'élaboration de ce plan «de calibre mondial» a été coordonnée en collaboration avec des scientifiques des gouvernements provinciaux et territoriaux ou du monde universitaire. Il «comprend des volets traitant de la surveillance de la qualité de l'air et de la biodiversité, et de la seconde phase du plan de surveillance de la qualité de l'eau dans la région des sables bitumineux».
L’objectif est de conserver les points forts des mesures de surveillance actuelles, tout en augmentant le nombre de sites de surveillance. «Selon les experts qui ont procédé à l'examen, le plan technique est rationnel et rigoureux», a déclaré Elizabeth Dowdeswell, l’ancienne directrice générale du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) et présidente du groupe consultatif. De leur côté, les groupes écologistes ont salué l’annonce d’une surveillance accrue, mais ont regretté que le plan ne fasse pas l’objet d’un contrôle juridique.
 
L’exploitation des sables bitumeux est responsable, pour le moment, de 5% des émissions de gaz à effet de serre canadiennes. Un chiffre qui ne pourra que s’aggraver à mesure que le Canada ouvrira plus grandes les vannes de ce sable asphaltique.
 


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